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Du rock au heavy : cinq groupes à suivre de près

Du rock au heavy : cinq groupes à suivre de près

Vous ne les connaissez pas encore ? C’est normal mais, croyez-moi, il ne faudrait pas que cela dure. Ces cinq-là ont tout pour faire parler d’eux et, avant toute chose, la passion et un véritable amour de la musique. Prenez le mot "rock", accolez-y "blues", ou "hard", ou "sudiste", ou encore "heavy"… c’est parti!

Wild West : Second To None (Brennus)

Disons le tout net: le deuxième album de Wild West est carton de bout en bout. Leur heavy-rock fait régner sa loi à l’Ouest du Pecos. S’il existe une justice en ce bas monde, la concurrence va se faire brancher haut et court.


Dès le premier titre, le ton est donné et ne bougera pas, entre Molly Hatchet, Nazareth, Guns’N’Roses, The Angels ou encore ZZ Top. La voix alterne entre rocaille et chant de coyote. En guise de six-coups, les deux six-cordes se montrent heavy et voraces. Un peu de slide ici, d’acoustique là, une touche à la Ennio Morricone plus loin. Le son, très plein, envahit tout l’espace sonore. Un soin particulier a été porté aux arrangements et à la production. On échappe toutefois à la luxuriance trop propre des grosses écuries.

Les Wild West aiment à placer de petites intros, comme un soleil qui se lève doucement avant d’écraser la plaine de tout son plomb. Puis ils se désaltèrent à grandes rasades de solos. Alors, ces desperados fondent sur la ville. Pénètrent dans un bâtiment en bois avec barreaux aux fenêtres. Exigent du petit vieux à lunettes cerclées, terré derrière la caisse, qu’il leur remette les fonds. Le sac qu’ils reçoivent est bourré ras-la-gueule. Leur butin? Le coffre de la banque. Quelle banque? Celle de Rock’n’Roll City.

"No machine used!…", prévient le livret. Honnêtement, ce n’était pas la peine de le préciser car on comprend très, très vite que ces gars-là ne viennent pas postuler à un emploi d’accordeur de Bontempi au Club Dorothée (où, rappellerons-nous perfidement, Scorpions s’est commis!). Je n’ai pas arrêté de secouer la nuque et de taper du pied, du premier au dernier titre.

Ce quintet est une bande d’obsédés ouestuels. En témoignent les photos de la pochette: mustang, aigle, bison. Ou une déclaration d’amour au Sud, Southern Spirit: "Sweet home on the riverside / Alabama is a nice place to die". Si ce n’est pas du clin d’œil, ça.

Mais, puisqu’il faut bien en arriver aux rares critiques, on peut reprocher aux morceaux de se ressembler un peu. Quoique certains ouvrent de courtes parenthèses qui feraient penser à du sudiste-rock’n’prog’… si ce style existait. La similitude vient surtout de ce que Wild West donne tout, tout du long. Les paroles, elles, sonnent un peu cliché. Donc typiques du genre. La voix, par moment un peu criarde, pourra en énerver certains. Et je suis sûr que les refrains peuvent gagner en efficacité. Mais c’est vraiment histoire de chipoter car, en vérité, en écoutant ce disque, plus je cherchais de vrai point faible et moins j’en trouvais!

Et puisqu’on est dans l’Ouest, tout cela se finit par un duel, guitare contre guitare. Wild West ne tire pas dans le dos. Pas besoin. Vous n’aurez pas même le temps de vous retourner pour fuir que déjà le pruneau se sera logé entre vos oreilles.

Une fois de plus, les Américains prouvent qu’ils sont inégalables quand il s’agit de torcher des albums en béton, avec de belles mélodies sur un mur de guitares rock. Sans compter que ce n’est pas dans un studio français qu’on obtiendrait ce genre de son, n’est-ce pas? Mais… Ah!… On me signale dans l’oreillette que… Naaaaan? Hé bien si, Wild West est un groupe 100% hexagonal. De l’Ouest, bien sûr: André Fuciarelli (chant), Stéphane Dugue (basse), Mickael Bahuaud (batterie), Erik Dominech et Laurent Vernier (guitares) ont enregistré à Nantes.

Ce disque, de carrure internationale, va faire un tabac auprès des amateurs du genre. Plus largement, tous ceux qui ont le rock à guitares entre la chair et la peau devraient se ruer dessus. En revanche, que le fan exclusif de reggae, ou de techno, ou de rap, bref, de tout ce qui ne relève pas du quintet électrique, passe vite son chemin. Sinon, il aura l’impression de se lancer pour son baptême de parachute (anecdote, au passage: le "Excuse me while I kiss the sky" de Jimi Hendrix, sur Purple Haze, viendrait de ses souvenirs de parachutisme à l’armée…) et de s’apercevoir au milieu du saut que, primo, il va atterrir juste devant un troupeau de bisons en furie mais que, deuxio, ça ne change rien car, tercio, il a oublié son parachute dans l’avion. Quelle claque! Quelle classe!

Note : 8/10

Tous les titres sont en écoute sur www.wildwestrebels.com

En concert le 10/05 à Nort-sur-Erdre.

Snake Eye : Wild Senses (Brennus)

Les Snake Eye ont, au moins, deux raisons d’être heureux. Ils viennent de sortir un premier album. Et Whitesnake, qui compte parmi leurs principales influences, se remet en selle sous la férule de David Coverdale (ex Deep Purple, pour les jeunes).

Si les gars de Snake Eye ne vouent pas un culte au hard US mâtiné de FM, alors George Bush est un hippie! Aucun doute la-dessus, ils jouent la musique qui leur tient à cœur. La structure des morceaux reste classique, avec presque toujours un solo de guitare en final, avant de reprendre une ultime fois le refrain. Le son est assez moyen, trop compacté, et la musique y perd en relief. Les tempos donnent dans le soutenu, non dans la baston (rock-hard ou hard-rock ? That is the question!). On a même droit à la balade de rigueur (Faith).

Or, quand on est fidèle à un style comme l’est Snake Eye, tout le problème est d’y trouver sa propre place. L’ensemble a donc encore besoin de s’affiner. Sans défaut majeur, cet album manque du truc en plus. On a l’impression d’entendre les morceaux de milieu d’album d’un bon groupe. Les refrains de Boban Milojevic (ex-Voodoo Smile) réclameraient aussi un peu plus de consistance. Il manque un titre qui sorte vraiment du lot pour emporter le morceau. Snake Eye comptait sûrement sur la reprise de Kids In America (Kim Wilde à l’origine) pour jouer ce rôle d’entraîneuse. Dommage que certains chœurs soient passés à la trappe, leur ligne mélodique même pas remplacée par une gratte. Sympa, sans plus.

Cependant, mieux vaut un disque comme celui-ci, qui se tient sur la longueur, qu’un titre "radio-friendly" cachant une rondelle creuse. Voilà à coup sûr le point le plus positif de l’album, malgré ses faiblesses ni honteuses, ni rédhibitoires. D’ailleurs, on se laisse prendre peu à peu au jeu. On accompagne le rythme sans rechigner. Les férus du hard US seraient avisés de regarder ce serpent dans les yeux.

Note : 6,5/10

Le titre Countdown To Midnight est en écoute sur www.musearecords.com

Red Nose : Red Nose (Rebel Music)

"100% boogie rock’n’roll gras", indique la pochette. Red Nose ne vole pas sur la marchandise. Le groupe évolue donc dans le bayou rock sudiste/blues-rock, avec des pointes de country, un rien d’harmonica, du folk-rock, du 60’s bien roots... Ça swingue sévère.

Réglons leur compte aux deux principaux reproches qui peuvent être faits à ce disque. Le son est celui d’une bonne démo, pas d’un album pro. Les basses sont trop en avant, la voix parfois noyée et incompréhensible. Beaucoup plus subjectif: le chant semble en décalage avec la musique. Très rock’n’roll, pas crooner pour deux sous, il me rappelle la naïveté énergique de Stéphane Guichard (Soucoupes Violentes). Tant pis pour ceux qui n’aiment pas car, pour ma part, j’ai fini par trouver que ce côté inattendu sur une musique traditionnelle donnait une vraie personnalité à Red Nose. D’autant que les textes ne sont pas sans intérêts. Sorte de short-stories souvent humoristiques, ils évoquent un quotidien en léger décalage, comme ces jours on l’on se réveille avec la tête à l’envers et un besoin de liberté.

Cet album pourrait être trop typé si Red Nose ne jouait pas avec un égal bonheur sur tous les registres cités plus haut. Le combo nous a cuisiné, façon grand-mère, un véritable hommage, un hommage pour se faire plaisir. A Lynyrd Skynyrd, à Status Quo, aux vieux ZZ Top, aux tout premiers AC/DC, aux Allman Bros. et à tant d’autres. Les connaisseurs auront compris que la guitare est à la fête, mélodieuse, avec des solos bouillonnants.

On sent l’expérience de vieux briscards des scènes, de potes qui rongé des années durant l’os du rock. Formé en… 1985, Red Nose a eu le temps de se faire les dents, sur des reprises, puis sur ses compos. Le plus frappant est la sincérité évidente des musiciens, leur générosité intrinsèque. Plein d’entrain, festif, le groupe pêche presque par modestie!

Red Nose avec la production de Wild West (voir plus haut) et la France passera d’un coup du culte du beaujolais nouveau à celui du Jack Daniel’s. Seulement, il faudra que la prochaine fois ils ne mettent pas 18 ans à distiller leur liqueur leur remontant.

Note : 6/10 et +/- 1 selon que vous vous foutez ou non du son et +/- 1 selon que vous aimez ou non la voix (soit entre 4/10 et 8/10)!

Nazca : The White Wheel (Brennus)

Ça, un premier album? Mazette, ils ne rigolent pas les Nazca. Remarquez, leur musique non plus. Le groupe offre une intéressante synthèse entre des tendances américaines de la fin des 80’s et d’autres plus européennes, du début de cette même décennie. C’est-à-dire que le côté métal et rapide se conjugue avec les déclamations d’une guitare encore ancrée dans le rock de mauvais garçons.

On peut ainsi penser, à l’écoute d’un même morceau à Angra, à Accept, à Iron Maiden ou aux premiers albums de Motley Crüe. De nombreux passages instrumentaux, plus modernes, lorgnent vers le heavy-prog’ (Dream Theater, of course). Avec le renfort d’un discret clavier. Attention toutefois, on ne parle pas ici d’une musique copiée-collée mais bien d’un groupe au caractère propre. Et dont l’œuvre réclame une certaine attention de l’auditeur. Testez donc Reaching Your Soul, titre phare de plus de 8 minutes.

Le chanteur a du coffre, malgré une voix assez rentrée. Pas de "I Want you, I need you, I love you" mais des paroles qui parlent de façon imagée d’amour, de nos faiblesses cachées, d’espoirs intérieurs et même… d’un ouragan tropical (le très bien foutu Winds of Fear).

Nazca a enregistré à la maison, à La Réunion. Dennis Ward (qui a collaboré notamment avec… Angra, tiens donc) est responsable du mix. Le son aurait gagné à être plus clair et à mieux détacher chaque instrument. Pas facile car Nazca, en voulant en faire un maximum, est parfois à la limite d’en faire trop. On aimerait de temps à autres une petite respiration supplémentaire dans cet ensemble très dense.

Mais ne cachons pas notre très réel plaisir à l’écoute de cet album. Surtout que le groupe a semble-t-il ramé pour qu’il puisse voir le jour. Formé il y a dix ans, Nazca a terminé l’enregistrement en 2001. Avant d’obtenir enfin une distribution grâce au label Brennus.

Enfin, le morceau bonus est un instrumental qui fait la part belle à une guitare joe-satrianienne -le Satch qui tricote des ambiances et non celui qui descend son manche plus vite que son ombre.

Conclusion: Nazca a le potentiel pour trouver sa place en première division du heavy français. Pour l’océan indien, s’cusez, là, je ne peux pas me prononcer par manque de connaissance de la situation…

Note : 7/10

www.nazcaband.com

Sed Lex : De Viris (Kashmir prod. / Brennus)

Sed Lex fait une entrée tonitruante dans la catégorie "révélations" avec ce premier album. Alors, par pitié, lâchez tous les préjugés sur le métal français (qui tient la grande forme depuis la fin des années 90) ou sur les groupes qui ne bénéficient pas d’un promotion à tout casser avec un autocollant "vu à la télé" sur la pochette. Vous aimez les mains de fer dans les gants de velours? Cet album est imparable.

Sed Lex prend le meilleur des premiers albums d’Iron Maiden avec Bruce Dickinson, du renouveau heavy mélodique, ainsi que du hard-rock à claviers, celui qui a hérité en ligne directe des monstres sacrés des 70’s-80’s (lorsque, sur un passage, le nom de Rainbow a clignoté dans mon cerveau, j’ai failli m’évanouir dans un spasme de plaisir). Avec en prime une identité tout à fait actuelle, qui tient autant dans l’apport du progressif que dans l’agressivité, à la manière de Savatage.

Ces gens-là ont très, très bon goût. Et ce n’est pas le dernier morceau, une espèce de fantaisie qui reprend divers thèmes connus de la musique classique (Bach, Ravel, Beethoven…) qui va me faire penser le contraire. Quid, en revanche, du pompage (ou hommage ?) des trompettes de Sledge Hammer de Peter Gabriel sur le deuxième titre? Le refrain me rappelle aussi quelque chose (mais je n’arrive pas à remettre quoi). Heureusement, le résultat est mortel.

Le travail vocal est excellent. Jean-Luc Maza ne multiplie pas les tonalités mais est capable de pousser son registre avec une efficacité redoutable. Des chœurs viennent parfois le doubler sur les refrains, sans prendre le pas. Ses couplets sont tout sauf des bouche-trous. Surtout, il fait montre d’un engagement de chaque instant, pur rock, comme s’il haranguait un public. Ainsi, on ne se tape pas les voix qui cherchent à percher le plus haut possible, tellement à la mode et qui me hérissent le poil.

Quant aux guitares… ça cavale dans tous les coins, sans bride ni œillères. Un régal. Au point que le clavier ne résiste pas à s’inviter en douce à tel festin pour un petit duel. La batterie ne s’en laisse pas compter, fondation qui soutient l’édifice, rapide sans atteindre au speed. Souvent aussi, un petit passage en décalage, une guitare pas-hispanisante-mais-presque ou quelques notes de piano, viennent donner une couleur inattendue aux morceaux avant de repartir en trombe.

Trois bémols, quand même. Comme Nazca, Sed Lex créé une musique extrêmement riche. La première écoute, le temps de se faire au style du groupe, demande de s’accrocher. Une fois encore, un son moins compacté (mais là, on touche sans doute au problème des moyens financiers) permettrait de dégager de l’espace. Et puis Sed Lex use, une fois ou deux, d’un procédé que j’abhorre de toute mon âme de disciple du rock: le fade-out (qui consiste à baisser peu à peu le volume sonore en fin de titre au lieu de lui trouver une véritable conclusion). Heureusement, ça ne dure que quelques secondes.

Pour le reste, que du bonheur. A l’évidence, ces musiciens connaissent leurs racines, les chérissent et, sans les répéter mais en les respectant, trouvent un mode d’expression en phase avec leur époque. Bref, pour tomber bien bas dans le poncif, ils prennent le meilleur de la tradition pour le projeter dans la modernité.

Sed Lex écrit son histoire au futur. L’avenir lui tend les bras. Je prends les paris: leur prochain album va créer une ENORME et retentissante surprise chez les métalleux. Voire au-delà.

Note : 8,5/10

www.brennus.fr.fm

 
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Semaine du Lundi 28.04.2003

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