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Yohann

Interview du mois : Yohann

Rencontre avec Yohann, jeune artiste français de 23 ans, chez lui, dans les ruelles du Marais parisien. Cet entretien fait suite à un concert donné le 4 octobre dernier au Réservoir. Yohann et ses quatre acolytes musiciens ont fini par débouler sur la scène aux alentours de minuit, après réglages de petits soucis techniques. Leur public, de plus en plus fidèle était une fois de plus au rendez vous.

Pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore, sachez que Yohann se produit chaque mois au Réservoir. Il sera par ailleurs en concert au Triton, mairie des lilas, le 12 novembre à 21H.

Cet artiste, très suivi par la presse (Libé, Aden, Zurban, Le Parisien, etc.), est toujours à la recherche d’un label qui lui permettrait de produire son premier disque. Pour l’instant, il multiplie les concerts et vient de terminer son premier clip. Conversation à bâton rompu autour d’un café préparé par sa frangine de manager :


- Bonjour Yohann, alors, bien remis du concert de vendredi soir ? Qu’en avez vous pensé ?

Yohann - Oui oui c’était un super concert ça s’est très très bien passé, il y avait du monde. C’était un bon public qui suit mes concerts au Réservoir.

M - Justement à votre avis, qui compose votre public ?

Y - Je considère que la musique que je fais est une musique qui touche un peu tout le monde, de 10 à 77 ans car mes textes parlent d’amour, ce ne sont pas des textes militants du tout.

M - Ca vous est arrivé de rencontrer en fin de concert des gens qui ne vous connaissaient pas forcément, venus un peu par hasard ?

Y - Oui, alors en fait c’est incroyable car les gens soit adorent, soit détestent. Il n’y a pas de gens sans opinion, tièdes.

M - Ceux qui vous adorent vous ont ils dit pourquoi ? De la même façon, savez vous pourquoi on peut détester votre musique ?

Y - C’est toujours important de prendre conscience des compliments comme des critiques. Ceux qui m’adorent en général aiment l’univers musical, la voix, les textes. Je n’ai que vingt trois ans et je ne chante pas des textes d’un mec de vingt trois ans. En ce qui concerne ceux qui me détestent, ils ne sont pas sensibles à ce que je fais, ça ne correspond pas à leur style musical, ce qui est tout à fait respectable car les goûts et les couleurs…

M - Vous avez déjà joué dans de nombreux lieux. Lequel vous met le plus en confiance ou vous semble correspondre le plus à votre musique ?

Y - Bien que j’ai fait beaucoup de salles différentes telles que le Club Med world ou le cité A, le lieu que je préfère pour l’instant reste le Réservoir justement car j’ai fait pas mal de concerts là bas depuis le début. Au niveau technique et de l’accueil du public c’est une salle parfaite pour débuter une carrière et pour commencer des concerts.

M - Vous feriez remonter vos débuts à quand ?

Y - J’ai démarré le projet il y a cinq ans maintenant (projet d’album, de carrière, équipe de live à monter,…). Au départ ça a commencé avec deux titres et puis ensuite on a décidé de continuer l’aventure car ça nous plaisait et on a quarante chansons aujourd’hui. Ca a pris du temps car il faut trouver les gens. On fonctionne comme une famille, on travaille toujours avec les mêmes personnes et non pas ponctuellement avec quelqu’un puis ensuite avec quelqu’un d’autre.

M - Apparemment votre musique est une histoire de famille. Vous pouvez m’en dire plus ?

Y - Mon père était batteur des chats sauvages dans les années 60, il a accompagné Claude François, Johnny Hallyday,… Donc il est vrai que nous baignons dans la musique depuis notre naissance. Il ne m’a jamais poussé à faire ça mais en baignant dans un environnement musical, c’est vrai que ça donne envie de faire de la musique. J’ai la chance par ailleurs de travailler avec mes deux sœurs. L’une écrit mes textes et l’autre me manage.

M - Vos influences musicales ?

Y - Alors, il y a influence musicale et culture musicale. Ma culture musicale, ce que j’ai écouté depuis que je suis tout jeune c’est plutôt de la culture black américaine et de la West Cost également. J’ai beaucoup écouté Michael Mac Donald, Kenny Logins, Steve Wonder,…Mais ça n’est pas la musique que j’ai envie de faire. Je veux faire MA musique. Dans la musique que je fais il y a des influences de toute cette culture musicale. Mais j’essaie de rester très personnel dans ce que je fais. Chez les chanteurs français, celui vers qui je m’approcherais le plus ce serait Michel Jonaz, il y a aussi Louis Chédid, Gainsbourg, beaucoup de respect pour ses textes notamment.

M - Comment qualifieriez-vous votre musique ?

Y - Le problème est qu’on est en France, le pays des étiquettes, c’est toujours pareil on essaie de vous cataloguer. Je considère que je fais de la chanson pop française, je ne sais pas si ça se dit comme ça ! Il y a des influences soul également, j’avais appelé ça pendant un moment de la « pop spirit ». Il y a un mélange de culture soul-funk et un peu pop-rock dans ma musique.

M - Vous pouvez nous parler de votre rencontre avec M (NDR : Matthieu Chédid) et de sa place dans votre musique ?

Y - Matthieu à la base est un ami que je connais depuis très longtemps, même avant qu’il ne soit célèbre. Je lui ai fait écouter des chansons, il a trouvé vraiment de l’intérêt à ce que je faisais et on a décidé de collaborer sur un titre qui s’appelle « Le silence » et que nous avons produit et réalisé ensemble, avec un ami à lui qui s’appelle Patrice Renson. Malheureusement ça n’a pas plus abouti que ça, c’est un titre qui est pour l’instant « dans les tiroirs » mais qu’on sortira un jour ou l’autre.

M - Et vous envisagez de collaborer à nouveau avec M ?

Y - Si ca se présente, pourquoi pas mais je ne peux pas vous l’assurer…c’est un peu une période révolue, c’était il y a deux trois ans, Matthieu m’a beaucoup apporté car il avait du métier et de l’expérience, ça a été un enrichissement mais je ne sais pas si à l’avenir on retravaillera ensemble.

M - Ca n’est pas un peu difficile de mélanger amitié et expérience professionnelle, ça ne risque pas de créer des heurts ?

Y - Non car lui il fait son truc de son côté et il le fait très bien, moi je fais mon truc de mon côté. Il m’a donné les ficelles pour avancer et voilà ! Mais ça a été un très bon apprentissage.

M - On ne peut lire une ligne sur vous sans que l’on vous compare à Mathieu Boogaert ou à Alexandre Varlet. Qu ‘en pensez vous ? Vous vous sentez proche de ces artistes ? Les avez vous rencontrés ?

Y - Je ne les connais pas. Le problème ce sont les étiquettes. Les gens vont écouter des maquettes et tout de suite vont essayer de vous comparer à quelqu’un de connu. Alexandre Varlet, pour être honnête je ne sais même pas qui c’est ! Il faut que je me renseigne ! Je suis de la même famille de chanteurs que Mathieu, c’est indéniable, et je suis flatté d’être comparé à ces gens là car ce sont des gens qui ont du talent et je préfère être comparé à ces gens là qu’à d’autres pour ne citer personne. Ca ne me dérange donc absolument pas mais je ne vois pas de lien direct entre moi et ce qu’ils font eux. J’ai eu une période où j’ai fait un peu de pop minimaliste et on m’a à cette période comparé à ces gens là.

M - Il y a un artiste avec qui vous aimeriez faire un duo ?

Y - Oui. Sting. Je l’aime beaucoup depuis les débuts de Police. Lui ou alors Michael Mac Donald car il a bercé mon enfance et m’a donné envie de chanter.

M - Et parmi les chanteurs français ?

Y - Très sincèrement, non. Ca paraît énorme car la France c’est mon pays, je chante en français, mais je n’ai pas pour l’instant trouvé de chanteur qui me fasse vibrer autant que les chanteurs de culture anglo-saxonne.

M - Vous avez des titres en anglais ?

Y - Non, je ne chante pas en anglais. J’ai décidé pour l’instant de d’abord essayer de faire quelque chose en français. Je sais qu’ensuite si je veux exporter ma musique mes chansons fonctionneront avec des textes anglais. Déjà, quand je compose je les imagine en « yaourt » anglais. Donc je sais qu’elles sonneront, y’a pas de soucis. Pour l’instant je vais déjà essayer d’y arriver en français.

M - Quel thème ne pourriez-vous jamais chanter ? A l’inverse, lequel aimeriez-vous développer ?

Y - On a abordé certains sujets avec Isabelle (l’auteur). Quand elle écrit, je lui donne mes idées, les thèmes sur lesquels j’aimerais m’exprimer. On a évoqué le racisme mais pour l ‘instant rien n’est écrit. Je ne suis pas militant, je parle de ce que j’ai vécu en général dans mes chansons et ce que je m’attends à vivre, c’est surtout du ressenti. Je ne suis pas un donneur de leçons. Si quelque chose me touche, je me lancerai dans l’aventure mais pour l’instant je chante l’amour, la tolérance et le respect de l’autre.

En revanche je ne pense pas qu’il y ait de thème tabou. Je ne parlerai probablement jamais de politique car ça ne m’intéresse pas, mais c’est tout.

M - De quels instruments jouez vous ? Comment avez vous appris à les manier ? Lesquels aimeriez vous encore maîtriser ?

Y - Je suis à la base pianiste et je joue un peu de tout. Je suis bassiste, percussionniste, chanteur, batteur,…je suis totalement autodidacte. Je crois qu’on peut appeler ça un don. Toutefois, un don ça se travaille. Depuis des années j’ai toujours refusé de prendre des cours donc j’ai beaucoup travaillé tout seul et développé mon oreille. C’est un don du ciel mais je suis quelqu’un qui travaille tout le temps, je ne connais pas les vacances.

J’aimerais connaître les cuivres. J’ai essayé la trompette mais c’est pas encore ça. Les cordes également, ce sont des instruments qui me touchent beaucoup mais il faut déjà bien maîtriser un instrument et après on voit.

M - Vous pouvez nous parler des musiciens qui vous accompagnent sur scène ?

Y - Avec plaisir. L’équipe a pas mal évolué. Pas forcément des amis à la base, pas un groupe de potes qui jouaient ensemble au lycée ! Le point le plus important de la rencontre à chaque fois était l’humain. Ensuite, il faut que musicalement ça fonctionne et après là on peut commencer à travailler. Souvent j’ai rencontré des gens très bons musicalement mais avec qui ça ne fonctionnait pas humainement et forcément ça ne marchait pas. L’inverse est aussi mauvais.

Depuis trois ans j’ai essayé de garder la même équipe live. Malheureusement ça n’a pas toujours été possible et nous avons du nous séparer avec certains pour des raisons personnelles. Désormais nous sommes cinq sur scène avec moi et j’essaie de garder les gens autour de moi le plus longtemps possible. J’espère en tous cas que l’équipe actuelle va rester la même le plus longtemps possible.

A la batterie nous avons donc Loïc Ledevehat, un breton que je considère comme mon petit frère malgache. C’est mon ami, c’est quelqu’un que j’aime énormément et un grand musicien.

Au clavier il y a Balthazar Bluteau, 28 ans, qui a du métier et de l’expérience avec un grand talent d’écoute et un grand professionnalisme. Aux percussions et aux chœurs il y a Nicolas Krassilchik qui a aux alentours de la trentaine. C’est un super mec qui a collaboré avec plein de monde, une grande richesse musicale. Le dernier arrivé en date c’est également un breton, Stéphane Dahan, qui est à la guitare. Lui nous a apporté la petite touche de folie et de par son physique et de par sa culture musicale rock. Je recherchais ça et j’ai mis beaucoup de temps à le trouver. Je suis vraiment très content de travailler avec Stéphane. C’est un mec en or qui ne vit que pour sa passion de la musique. Vendredi soir c’était son premier concert et je trouve qu’il s’en est sorti avec brio.

M - Vous les consultez avant de décider de faire un titre, sur les textes,…

Y - Alors non. En fait, je leur fais écouter les musiques quand elles sont terminées. Le cheminement est le suivant : je fais les musiques puis la première personne qui écoute c’est Isabelle car elle va faire les textes. Ensuite c’est Stéphanie qui me manage. Puis ça sort du studio et on commence à travailler avec le groupe. Je donne la couleur du morceau et ensuite chacun apporte sa pâte, sa petite touche musicale propre. C’est ce qui crée cette alchimie.

M - Quels sont vos projets musicaux (Album ? Scène, collaborations éventuelles pour la musique ou les textes)

Y - Dernièrement j’ai collaboré avec un réalisateur qui s’appelle Marlon sur un titre. Il a travaillé avec Phenix, Compay Segundo,…Il est plus dans la culture musicale électro. Il a aussi collaboré avec Matthieu Chédid sur le remix de « conquistador ». Il a vraiment fait le succès de Matthieu. On a collaboré ensemble sur le titre « Planète » auquel les gens sont très réceptifs, qui marche très bien sur scène. On est en train de relancer la machine avec ce titre et j’espère que ma collaboration avec Marlon va fonctionner.

Pour l’instant j’attends de signer avec un label pour sortir mon premier disque, avec des gens qui j’espère auront les reins assez solides pour faire un développement de carrière. Nous espérons le faire cette année. Ca fait trois ans qu’on tourne et nous sommes désormais capables de prendre la route et d’aller jouer. Donc si l’album se fait cette année ce serait très bien mais bon, si il se fait l’année prochaine c’est bien aussi ! De toute façon, je n’ai pas peur, je sais qu’il se fera.

M - Je crois que votre site Internet est un vrai point de relais pour vos fans. Vous nous en dites deux mots ?

Y - Au départ je travaillais avec des gens pour ce site et ils ont fait un travail qui ne me plaisait pas du tout. Leur leitmotiv était vraiment trop l’argent plus que l’amour du projet et le plaisir de travailler ensemble. J’ai donc tout repris du début et j’ai décidé de me lancer dans le développement du site. Je n’ai pas pris de webmaster, le site que vous voyez sur Internet c’est moi qui l’ai entièrement réalisé. J’y ai travaillé pendant trois mois pendant 17 heures par jour, j’ai fait l’ermite. J’ai un lien un peu mystique avec les machines depuis tout petit et en me prenant un peu la tête, j’y suis arrivé. Ca a donné www.yohann.net que je chante d’ailleurs sur le titre « Planète ». Ca permet aux gens quand ils sortent du concert de retenir le nom de mon site. C’est une très bonne vitrine et mon seul outil de promotion. Je suis très très heureux de ce site.

M - Qu’aimeriez vous un jour lire sur vous en ouvrant un magazine musical ?

Y - Des critiques justes. Pas forcément des compliments mais quelque chose de fondé.

M - Que peut on vous souhaiter pour la suite aujourd’hui ?

Y - La réussite ! Elle ne passera pas forcément pour moi à travers des millions de disques vendus mais réaliser un premier album serait déjà un début de réussite. Dans tous les cas on y arrivera car il y a une magie qui s’opère entre tous et même si ça doit mettre du temps, on arrivera au sommet.

M - Merci beaucoup Yohann.

Y - Merci à vous.

Site officiel : http://www.yohann.net
Infos Réservoir : 01.43.56.39.60

 
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Semaine du Lundi 14.10.2002

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