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Paradise Lost ‑ Orphaned Land : le métal en état de grâce

Paradise Lost - Orphaned Land : le métal en état de grâce

Pour Paradise Lost, un retour en grâce. Pour Orphaned Land, une divine révélation. C'est peu dire que le concert qui réunit les deux groupes, mercredi 8 juin à l'Elysée-Montmartre, à Paris, tient du miracle pour les amateurs de métal mélodique et original. Paradis perdu, Terre orpheline : il n'y a pas que les noms qui rapprochent les deux combos, aussi une certaine ferveur qui s'est retrouvée parmi le public de la salle, presque complète.

En toute première partie,  Society 1 frise le ridicule. Sa musique détonne avec ce qui va suivre : une sorte de power-métal assez banal, mâtiné de death et de shock-rock. Le chanteur a beau s'abîmer dans des attitudes porno, montrer son cul et gesticuler, les spectateurs se contentent d'un accueil, disons, poli.


Orphaned Land est déjà plus attendu. Huit ans après El Nora alila, le sextet israélien a offert l'an passé avec Mabool (the story of three sons of seven) son troisième album, sans doute l'un des plus beaux disques de métal de 2004, unanimement salué par la critique et n°2 au classement des albums étrangers de l'année établi par les lecteurs de Violent Solutions, webzine métal de référence. Le mélange de voix claire et de voix gutturale, de death, de heavy et de musiques traditionnelles (juive et arabe) fait merveille. Les compositions, puissantes mais extrêmement mélodiques et même festives, foncièrement originales, donnent à Orphaned Land une personnalité unique.

Si l'on veut à tout prix opérer un rapprochement, le death mélodique à la suédoise (Dark Tranquillity, In Flames) et les premières heures des Grecs de Nightfall (le mix de folk et de death d'Athenian echoes) viennent à l'esprit, avec un brin de Tiamat ou de Savatage. Orphaned Land joue en permanence sur le contraste entre l'agressivité, notamment sur ses morceaux pré-Mabool, et les chœurs, les passages chantants ou instrumentaux, inspirés de la musique moyen-orientale.

Bien que la majorité du public ne connaisse apparemment pas le groupe, sa prestation généreuse conquiert rapidement la salle. En dépit de légers problèmes de mix sur les voix en début de concert, le plaisir évident du groupe sur scène, bien que ses membres ne bougent pas énormément, est communicatif. Oui, il y a quelque chose qui tient de la communion dans leur musique, entre les cultures, entre une formation et un public avide de personnalité, de sincérité. Orphaned Land confirme largement sur scène les immenses espoirs et le plaisir intense nés de Mabool.

Orphaned Land apparaît comme la réponse parfaite à ceux qui ne voient dans le métal et ses fans qu'un ramassis de brutes fascisantes. Vous qui recherchez une musique musclée mais innovante, intelligente et qui vient du cœur, ne passez pas à côté de ce groupe… par ailleurs fan de Paradise Lost, dont une reprise figure sur le cd bonus de… Mabool.

Du métal gothique à la darkwave


Le combo britannique, qui vient de sortir un dixième album, éponyme, en forme de retour aux sources musicales, semble retrouver enfin les faveurs du public. Auteur du référentiel Draconian times, en 1995, maître-étalon du métal gothique et disque essentiel de la décennie, Paradise Lost avait ensuite laissé en route une partie de ses fans - pas de son talent ou de son indépendance - sur les albums suivants, en continuant d'évoluer et d'expérimenter, notamment en ajoutant des sonorités darkwave, électroniques, un penchant toujours suspect chez ceux qui croient détenir les Tables de la loi du métal.

Mais le quintet d'Halifax, né en 1988, possède un répertoire en béton armé. Aussi puise-t-il à presque toutes les sources, même aux plus anciennes. Et ce qui frappe en premier lieu, c'est bien la cohérence qui se dégage de l'ensemble. Peut-être plus que sur disque, la continuité et la logique de l'œuvre de Paradise Lost est flagrante sur scène.

D'autant que, malgré des lights minimales, comme le décor (un backdrop à l'effigie de Paradise Lost pour les trois groupes de la soirée en fond de scène), le son est bon, clair et puissant, sans être assourdissant.

L'aspect sombre et mélancolique, toujours prégnant, s'allie à un sens mélodique rare, quasiment pop parfois, lugubrement violent en d'autres moments. Etonnant, dès lors, de voir un public enthousiaste battre des mains à la première occasion, sauter sur place, tandis que le groupe se contente du minimum syndical de déplacements sur scène. Certes, on voit mal le chanteur Nick Holmes entreprendre des «jumperies» néo-métal. Il abandonne même la scène sur les parties instrumentales, laissant ses collègues se débrouiller avec les spectateurs.

Ce léger manque de communication et de naturel, cette espèce de froideur du leader du groupe, heureusement, ne déteint pas sur ses collègues qui, sans sillonner la scène, s'agitent chacun à sa place. Holmes se concentre sur sa voix, d'ailleurs trafiquée par moments (échos, es-tu là ?), annonce consciencieusement les titres indiqués sur la set-list à ses pieds (ce qui ne l'empêche pas de se planter et d'inverser deux titres de Host).

Même si les morceaux de Draconian times demeurent les plus acclamés, l'ambiance plane toujours à haute altitude, dans ce mélange de noire furie et de retenue dont Paradise Lost détient le secret. Et l'on est heureux de constater que ce groupe, qui a taillé son chemin sans se soucier de rééditer un succès qui lui tendait les bras ou de dérouter le public, semble parti pour connaître une seconde jeunesse.

www.society1.net
www.orphaned-land.com
www.paradiselost.co.uk
www.vs-webzine.com


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Semaine du Lundi 13.06.2005

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