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Peter Alexander Band Reverend Blues Gang explosent le Plan !

Peter Alexander Band Reverend Blues Gang explosent le Plan !

Peter Alexander Band et Reverend Blues Gang ont beaucoup transpiré sur scène, vendredi 17 juin. De la sueur, du blues, du rock. Le Plan de Ris-Orangis (et non de La Nouvelle-Orléans), petite salle surchauffée par le cagnard, a accueilli seulement un peu plus de deux cents spectateurs de tous âges, ados et quinquas mêlés, mais qui en ont eu pour leur argent. Jusqu'au bœuf final, absolument dantesque.

La musique de Le Bon, la Brute et le Truand retentit pour accueillir le premier groupe (comme pour les Ramones). Surprise, ce sont seulement deux musiciens qui débarquent, l'un du PAB, l'autre du RBG. Et d'expliquer que ce soir, on est entre potes, il n'y a pas de première partie. Ces messieurs jouent l'ordre de passage… aux dés !!!


Peter Alexander Band remporte la mise et c'est le public qui gagne une heure de rock-boogie-blues-country vintage et à haute énergie. Ils sont six sur scène : un bassiste-chanteur (alias le Sioux, filiforme, cheveux longs et noirs coiffés d'un Stetson), un harmoniciste, deux guitaristes, dont l'un empoigne un violon de temps à autres, un claviériste (son Roland tout ce qu'il y a de plus actuel s'entête à ne sortir que des sons millésimés 60's-70's) et un batteur à la tête de pirate, barbiche et bandana sur la tête.

Le Peter Alexander Band, absolument décontracté, chante, en français, la route qui se taille, la bière qui se descend, les filles qui vous craquent le portrait comme un miroir fendu, et le grand amour de la guitare. Quelques reprises agrémentent le répertoire : Dicky Betts (ex-guitariste du Allman Brothers Band, Point Blank… ).

Les spectateurs restent assez sages mais les applaudissements entre chaque titres sont chaleureux et nourris. Difficile en tout cas de ne pas taper du pied.

Les escapades instrumentales donnent lieu à des parties de ping-pong entre musiciens et à des duels de solos, carrés de chez Quadrilatère Père & Fils. Pas de démonstration, juste du fun. Et une cohésion à toute épreuve. Combien de concerts pour en arriver à un tel résultat ?

J'avais déjà vu le Peter Alexander Band sur scène il y a une douzaine d'années et, ce soir, tout ce que j'avais pu entrevoir alors se confirme de façon éclatante. Ces types ont du cœur à l'ouvrage, du talent et y mettent un plaisir évident.

A l'heure du rappel, l'harmoniciste revient le premier sur scène et s'empare du micro : « Une autre ! Une autre ! », scande-t-ilen rigolant. « Pour la peine, on vous en fera deux ! » C'est sur un Champagne bien secoué que le PAB quitte provisoirement la scène, après un set qui m'a foutu une banane à faire honte à Fonzy.

Reverend Blues Gang élève le ton. Hard-blues mettons, avec deux grattes et un harmonica. Imaginez le vieux ACDC ou le vieux ZZ Top (boogie-blues) avec la baston du ACDC ou du ZZ Top des années 80-90. Pour coller des mandales jouissives, Reverend Blues Gang s'y connaît. Le son est énorme et, comme avec le PAB, la cohésion effrayante.

Là, j'avoue mon ignorance : je connaissais certains morceaux (des classiques du blues et du rock dont, honte à moi, j'ignorais les auteurs), mais sans pouvoir coller un nom dessus (à un ZZ Top près). Un petit tour sur le site du RBG nous le confirme : c'est du « power-blues rock survitaminé, mélange de Johnny Winter, ZZ Top, Stevie Ray Vaughan, Elmore James et Muddy Waters ».

Mick « Red bull », deuxième guitariste, est un phénomène de soliste, doublé d'un très bon animateur de scène. « Il revient du festival blues de Chicago. Il a joué avec Lucky Peterson, Koko Taylor. Il est revenu pour Le Plan. Heureusement ! », explique le Révérend en chef. Qui annonce, après le DVD enregistré en 2004 au Plan, un quatrième album en préparation, avec « 90% » de compositions.

Le bassiste, lui, sa casse sur son instrument tel un Angus Young. Le contraste est d'ailleurs frappant entre les deux jeunots qui assurent comme des bêtes et leurs aînés, le Reverend himself (guitare et chant) et Claff (batterie), tous deux plus âgés, plus enrobés, mais habités par le même esprit.

Un bœuf ? Non : une charge de bisons !


Reverend Blues Gang dégage une énergie peu commune. Pas un temps mort. Les morceaux intemporels que l'on croyait figés dans le respect dû aux anciens ont soudain l'air de mauvais garçons échappés du bagne. Quelle correction !

Après la claque sur la joue droite de PAB, celle sur la joue gauche de RBG, les festivités ne sont pas terminées. Reste à se prendre la mandale en pleine poire, celle qui vous laisse sur le carreau. Le PAB rejoint le RBG. Sur scène : quatre guitares, deux basses, deux harmonicas, un clavier, deux batteries. Encore heureux que les instrumentistes soient aussi les chanteurs !

Un bœuf ? Nenni ! Une charge de bisons surexcités ! Trois titres triturés, allongés, où les musiciens se renvoient tempos et solos de l'un à l'autre. Ahurissant ! Break. Les deux batteurs y vont de leur démonstration : un coup toi, un coup moi. Puis les deux ensembles ! Et ça repart à l'unisson, tout ce petit monde fouraillant et défouraillant, sourire aux lèvres, déconnant comme des gamins. J'en suis baba, trempé, knock-out. Heureux.

Voilà ce qu'on appelle une putain de soirée rock'n'oll, bien roots, avec des types qui ne se la jouent pas mais jouent du feu de l'enfer. Deux groupes français  (mais si, mais si) de pur live qui n'ont de leçon à recevoir de personne et ne cherchent même pas à en donner.

Coup de chapeau enfin au Plan, petite salle extrêmement sympa, aux tarifs sobres(même au bar), à la programmation variée, qui nous a offert un son d'excellente qualité tout au long du concert, jusque sur la jam-session. Et sonoriser avec une telle clarté onze instruments et trois micros en train de partouzer, excusez du peu : je connais des salles parisiennes plus célèbres qui pourraient prendre des cours rue Rory-Gallagher, 91230. On n'en dira pas autant des lights, branchés sur le mode avis de recherche. Pour le coup, on s'en foutait. Seules les tripes comptaient ce soir-là. Croyez-moi, elles étaient de sortie.

Reverend Blues Gang en concert : le 30 juin 2005 à Paris (La Maroquinerie, avec Jesus Volt, le 2 juillet à Saint-Brieuc, le 9 à Payerne (Suisse), le 16 à Puiseaux, le 30 à Châteauneuf-les-Martigues, le 8 octobre à Arthes (Albi).

www.peterealexanderband.com
www.reverendbluesgang.com


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Semaine du Lundi 27.06.2005

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