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Richard Galliano ‑ Steps Ahead ‑ Esbjörn Svensson Trio

Richard Galliano - Steps Ahead - E.S.T.
Nice Jazz Festival
- 21 juillet 2005

Le festival de Nice ne garde le nom de Jazz Festival que pour des raisons qui n'ont pas grand chose à voir avec la musique. Ce qui ne veut pas dire que ce soit un événement au rabais, bien au contraire. Bernard Lavilliers partageait la tête d'affiche ce soir-là avec Sinsemilia : des artistes populaires qui permettent d'inviter des artistes qui vendent moins. Tant que tout le monde trouve un endroit pour jouer…

La production a également eu la bonne idée de regrouper les genres par scène. En revanche, il aura fallu choisir entre E.S.T. et Keith Jarrett, ce dernier se produisant dans la pinède de Juan-Les-Pins le même soir. À croire que la trêve fièrement annoncée il y a deux ans n'aura pas duré bien longtemps. Le spectateur est donc à nouveau perdant…


Richard Galliano s'est présenté au rendez-vous à la minute près. Le soleil couchant semble bien lui convenir : son trio New York fonctionne à merveille, lui laissant le champ pour tenter de conquérir un public parfois réticent aux sonorités de l'acccordéon. L'influence d'Astor Piazzola et surtout l'amour qu'il prête à la musique de ce dernier transpirent à chaque note. En revanche, on connaît moins le Galliano version groove, pour ne pas dire funk, qui arrive à se détacher des automatismes qui sonnent comme autant de remparts à une créativité débridée. Rassurant ses fidèles, séduisant les septiques, attirant les badauds, Richard Galliano a fini par remplir son contrat d'une manière plus qu'honorable, avec en point d'orgue son « New York Tango », sûrement le titre le plus connu du compositeur. On pourra juste lui reprocher une faute de goût en vidant la « Gnossienne n°1 » d'Erik Satie de sa substance. Rien d'impardonnable cependant.

C'est un Steps Ahead quelque peu remanié qui nous a été présenté. Si Mike Stern et Steve Smith sont des noms qui ne sont pas étrangers à la formation, il n'en est pas de même pour Richard Bona, ce qui ne l'empêche pas de nager comme un poisson dans l'eau. Surprise de dernière minute : Michael Brecker, souffrant, a dû rester hospitalisé à New York. Qu'à cela ne tienne, un certain Bill Evans (à ne pas confondre avec le pianiste du même nom) va tenir le saxophone. Un inconnu pour ceux qui ne savent pas qu'il a joué avec Miles Davis, John Mc Laughlin ou encore Herbie Hancock. Pas de doute, Mike Manieri sait s'y prendre pour bien s'entourer.

C'est avec une décontraction et une humilité déconcertantes que la formation a enchaîné les standards du groupe. Et par chance, ces géants n'ont rien laissé de côté : maîtrise technique, énergie, sens de la mélodie, rigueur rythmique… La liste des compliments risque d'être longue. Autant résumer de suite : inoubliable.

C'est également un adjectif qu'on pourrait employer pour E.S.T. Venu défendre son dernier album « Viaticum », le groupe ne se découragea pas en voyant Steps Ahead tout balayer sur son passage. Il se contenta simplement de retarder son entrée sur scène afin que les spectateurs soient plus réceptifs. Laissant une grande part au dernier opus, les musiciens se sont quand même laissés tenter par des morceaux plus anciens. Le trio ne déçoit pas. L'atmosphère propre des disques disparaît au profit d'une énergie et d'une densité musicale ne laissant pas d'autre choix au public que de suivre. Tous les moyens sont bons : distorsion sur la contrebasse, effets sur la batterie voire sur le batteur (qui arrive à jouer par moments sans taper sur ses fûts). Leur maîtrise de la scène impose le respect.

Le Nice Jazz Festival a fait un beau cadeau à tous les amoureux du jazz sous toutes ses formes. La manifestation fut vraiment, au moins pour un soir, un festival du jazz. Pardon, un festival de Jazz.

http://www.nicejazzfest.com


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Semaine du Lundi 25.07.2005

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