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Jazz à Juan 2005 ‑ Sax Spirit

Jazz à Juan 2005 Sax Spirit


La quarante-cinquième édition du festival s'est terminée il y a maintenant quelques semaines. Le public n'a pas fait défaut, que ce soit lors des soirées purement jazz ou pendant les incartades blues, soul ou cubaines. Un bilan positif qui ne doit pas faire oublier le principal : le renouvellement des artistes d'une année sur l'autre, vital pour la survie d'une telle manifestation. Le thème n'est pas nouveau et personne ne se plaindra si on le range pour quelque temps.

Les amateurs de jazz doivent d'ailleurs s'en moquer. Sonny Rollins deux années de suite, c'est tout simplement deux années de pur bonheur. Et si on laisse miroiter une soirée durant laquelle Stefano Di Battista et Ravi Coltrane vont monter sur scène, nul doute que l'on va commencer à voir des étoiles dans les yeux de certains.

Il aura fallu attendre le mardi 19 juillet pour que les étoiles passent des yeux des mélomanes à la scène de Juan. Le saxophoniste italien était en grande forme. Il manie les standards avec une aisance déconcertante, profitant d'une base rythmique à toute épreuve et d'un soutien harmonique hors pair. Il prend un thème, le malaxe, se faufile entre les notes sans jamais prendre de virage free, pour revenir magistralement là où il avait quitté ses musiciens. Son jeu n'a d'égal que son humour, à l'italienne, à mi-chemin entre la discussion et la séduction. Humour et politesse. Le saxophoniste remercie tout le monde : le festival (« Sinon ils ne vont plus m'appeler »), le public, et… le micro (« Parce que sans le micro, je ne peux pas parler »). Un vrai boute-en-train. On retiendra surtout de cette prestation une présence scénique impressionnante et un jeu à la fois énergique et velouté. Un vrai régal.


La soirée a quelque peu changé de visage. On attendait Mc Coy Tyner et on a eu droit à… son groupe. Le géant du piano était malheureusement souffrant. Les dirigeants du festival ont poussé un soupir de soulagement lorsque ses musiciens ont tout de même décidé de jouer. Une affiche amputée ? Certes, mais reste une bande d'acrobates qui ne craint pas de jouer sans filet. Gary Bartz (saxophone), Charnett Moffett (basse), Gravatt (batterie), et un nom qui en fait pleurer plus d'un :  Coltrane. Comme je ne peux pas avoir le père (qui est aux cieux), j'obtiens le fils, Ravi (promis, pas de jeu de mots). Si la première partie a réussi à charmer tout le monde, ce concert a tout balayé sur son passage. Pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Juste quelques mots pour dédier la prestation au pianiste hospitalisé. La musique en dit beaucoup plus que les mots. Alors ils ont joué, magnifié la musique de Monsieur  Tyner. D'une manière totalement débridée. Les qualificatifs pourraient pleuvoir. Finalement, tout ce qu'il semble intéressant de dire est que le public a assisté à une expérience, un voyage qui va bien au-delà de la musique. Un concert qu'un certain  John C. aurait apprécié.

On termine par la soirée… Pardon, LA soirée. Une ode au saxophone, tout simplement. Sonny Rollins entre sur scène, ou plutôt entre en scène. Cet homme est un show à lui tout seul. Il suffit d'une tournerie, sans avoir besoin d'une grille d'accords complexe, pour que la magie opère. Le géant est là. Un point c'est tout. Sa démarche hésitante trahit son âge, son jeu rétablit les choses. Le Monsieur en blanc est intemporel. Presque immortel. Ses envolées, sa maîtrise de l'harmonie ne viennent pas palier un manque de fougue. Sonny Rollins donne une leçon de musique. Nul besoin de sauter dans tous les sens pour clouer tout le monde sur son siège. Deux heures vingt plus tard, on se lève, abasourdi, en se disant qu'on comprendra bien un jour ce qui vient de nous arriver. En attendant, les étoiles sont retournées dans les yeux.
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Semaine du Lundi 08.08.2005

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