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Cathedral : The Garden of Unearthly Delights

Cathedral : The Garden of Unearthly Delights

Lourd, sombre, psychédélique : Cathedral est indéniablement un groupe à part. Sa musique hérite des années 70, combinant les noirs délires de Black Sabbath, qui donnaient alors naissance à ce que l'on appellerait plus tard le métal, aux planeries rock sous psychotropes de Hawkind. Un peu comme chez Spiritual Beggars, quoiqu'en plus torturé. Le leader de Cathedral, Lee Dorrian, a aussi l'amusante particularité d'être passé d'un des groupes les plus violents et rapides de la planète, Napalm Death, à l'un des plus lents (enfin, pas toujours). Bref, ce monsieur donne toujours dans l'extrême, et ce n'est pas cette neuvième livraison qui vient changer la donne.

Un album de Cathedral, c'est d'abord une pochette saisissante, toujours signée par Dave Patchett et évoquant immanquablement Jérôme Bosch et ses créatures moitié humaines et moitié gargouilles, dans un tableau tout droit sorti d'enfers macabres et sensuels à la fois. Cette imagerie somptueuse, rarement osée dans le rock, et travaillée depuis les débuts du groupe, colle parfaitement à la musique du quatuor.


On y parle de sorcières brûlées vives et de monstres lovecraftiens, de mort et de pays extraordinaires où l'on n'accède que par les portes des tréfonds de l'esprit (avec ou sans filtre)… Là-dessus se collent des tempos pachydermiques (imaginez un éléphant somnanbule jouant de la batterie entre deux crises de hoquets), des guitares lancinantes et sous-accordées, partant parfois dans de longs passages épiques recelant des riffs fabuleux de possédé, une basse cosmique, une voix de pendu. Quant à ce que les membres de Cathedral absorbent avant de jouer, euhm… on peut douter que ce soit très légal.

Mais le résultat est stupéfiant. Cathedral fait partie des très rares groupes qui ont su se créer une style propre. Bien que recyclant des éléments vieux de trois décennies, ses membres ont su les intégrer, les digérer, pour les régurgiter avec leur propre personnalité, et mêlés à des influences plus actuelles : heavy, donc, doom souvent, stoner aussi, et même death dans certaines parties, voire folk. Avec une pincée d'humour.

La musique de ces allumés repose avant tout sur la suggestion et les ambiances. Lee Dorrian a également un talent certain pour les refrains de mort-vivant. Et, bizarrement, il y a une véritable beauté dans cet agglomérat pourtant morbide, le sentiment de respirer une rose noire et empoisonné tout en s'empalant sur ses épines.

Pour ceux qui connaissent déjà Cathedral et apprécient sa musique, précisons que ce « Jardin des plaisirs extraterrestres » (long de 70 minutes) est l'une des meilleures créations du groupe, qui rappelle souvent The Ethereal Mirror tout en faisant preuve d'une variété bienvenue. Parmi les morceaux phare, on retiendra notamment « North Berwick Witch Trials » (riff assassin, mélodie insidieuse) et, bien sûr, « The Garden », morceau de bravoure de 27 minutes - qui aurait toutefois pu être un peu raccourci.

Pour les néophytes, The Garden of Unearthly Delights est sans doute le meilleur passeport vers l'oeuvre de Cathedral et son univers extrêmement particulier, assez envoûtant, qui semble à la fois capable de vous enfoncer sous terre et de vous projeter vers les étoiles. Les esprits ouverts savent ce qui leur reste à faire.

http://www.cathedralcoven.com/
http://www.nuclearblast.de/band_showa.php?artist=675 
http://www.davepatchett.com/

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Semaine du Lundi 07.11.2005

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