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Gojira : From Mars to Sirius

Gojira : From Mars to Sirius

Faut-il parler de "phénomène Gojira" ? En quelques années, ponctuées d'un nombre incalculables de concerts, d'une réputation de tueurs en live, et de trois albums, Gojira s'est taillé une réputation de groupe incontournable sur la scène métal française. Au point d'aller titiller le classement des meilleures ventes d'albums avec ce troisième opus, From Mars to Sirius (après Terra Incognita en 2001 et The Link en 2003).

Sous la pochette originale et pousse-au-rêve, avec sa baleine en plein voyage interstellaire, se niche un album qui, lui aussi, plane très haut. Le son frappe d'emblée. Puissant, très clair, il rend aussi bien les passages de violence froide ou de calme tripant. Le travail sur les guitares est extraordinaire : elles vous enveloppent, vous déchirent, vous malaxent, vous bercent. On parle souvent de "nappes de claviers" : ici, ce sont souvent les guitares qui jouent ce rôle, tissant un paysage (un espace) sonore, en dépit de leur saturation. Et que dire de la batterie, où Mario Duplantier effectue une prestation exemplaire ? Oh ! pour marteler le rythme, il martèle, que ce soit mid-tempo ou sur quelques accélérations black-métal, comme sur « Backbone ». Mais il fait beaucoup mieux que ça : il imprime une dynamique qui n'hésite pas à jouer sur les contretemps, les cassures, les changements de vitesses. Cela pourrait être gratuit. C'est en fait une ossature d'une souplesse et d'une fermeté jamais prise en défaut.


Gojira se distingue aussi par l'alternance d'un chant hurlé, typiquement death-metal, et d' un chant plus clair. Mais, pour une fois dans le genre, les paroles demeurent compréhensibles. Bref, le combo joue sur tous les tableaux, sans pour autant se perdre en route. Car il y a aussi, et surtout, des compositions qui ne cèdent jamais à la facilité. Gojira réussit ce tour de force de créer une musique agressive qui repose pourtant sur des ambiances, des textures, et non sur le déversement apocalyptique de brutalité. Les six-cordes peuvent vous vriller les tympans, la grosse caisse vous enfoncer dans le mur, tous les morceaux n'en conservent pas moins leur personnalité et un aspect mélodique évident.

From Mars to Sirius évoque ainsi le Natural Born Chaos de Soilwork, produit par Devin Townsend : la première lame de talent soulève l'adhésion, la deuxième lame de technique et d'exécution emporte les rares doutes, la troisième lame, de subtilités sonores et de travail sur les moindres détails, vous dépose au pays des disques majeurs. D'ailleurs, plus les écoutes se suivent, plus cet album s'insinue en vous, bien qu'il y persiste un côté insaisissable. From Mars to Sirius est une alchimie étrange.

Il y a une réelle beauté dans ce disque. Oui, de la beauté. Dans du death-métal ! On aura vraiment tout entendu ! Encore qu'il serait très réducteur de limiter la définition de Gojira à ce style. Le quartet se révèle un groupe mature, ambitieux, qui a des choses à dire. Peut-être l'un des rares à pouvoir se targuer de faire progresser un genre. Et à pouvoir séduire en dehors de ses adeptes habituels.

Ce disque souffre toutefois d'un léger manque de concision, et quelques riffs tournent un peu trop longtemps. Sans doute parce que Gojira a besoin d'installer sa musique à plusieurs dimensions, qui est tout sauf linéaire (avec même quelques "planeries", histoire de reprendre son souffle, comme « Unicorn » et ses cris… de baleines).

Alors, "phénomène Gojira" ou pas ? Si oui, il est rassurant de constater qu'il doit tout à la persévérance et à la foi d'un groupe, rien au marketing. Si non, ça n'empêche pas Gojira d'être un sacré phénomène.

Site officiel : www.gojira-music.com

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Semaine du Lundi 05.12.2005

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