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9ème Festival de Blues ‑ 1ère Partie

9ème Festival de Blues
Du 15 au 18 Octobre 2003 - Nice
- Part 1 : 15 et 16 Octobre -

Au fil des ans, le festival de blues organisé par Michel Mazza et l'association Adamas est devenu une véritable institution sur la Côte d'Azur. Les trois premières soirées se sont déroulées au Forum Nice Nord, alors que la dernière voyait le sacre de Buddy Guy, légende du blues, au Palais Nikaïa.

Mercredi 15 Octobre : Guy Roël + Jean-Jacques Milteau.

Première victoire pour Adamas : le quartier du Ray, dans lequel se situe le Forum Nice Nord, a beau être englué dans les travaux du futur tramway, ce n'est pas cette "broutille" qui a empêché les gens de se déplacer en masse. Le festival s'annonce sous les meilleurs auspices.


Ils étaient plus de 250 (et oui, la salle est petite) à venir apprécier le blues de Guy Roël et de Jean-Jacques Milteau. Et, une fois n'est pas coutume, le public était composé, en majorité, de personnes d'une quarantaine d'années.

Guy Roël ouvre les hostilités, en acoustique. D'ailleurs, dans ce festival, toutes les premières parties seront acoustiques, comme le précise Michel Mazza. Pendant presque une heure, Roël va "chauffer" le public pour Milteau, lequel le remerciera. Les débuts sont hésitants. Le public et l'artiste sont froids, mais au bout de quelques minutes c'est oublié, et le public tape du pied et applaudit à tout rompre. Roël est un musicien assez étrange. Sur scène, il chante, joue de la guitare acoustique et de la batterie avec ses pieds, grâce à une mini grosse caisse et une plaque en ferraille en guise de caisse claire. Etonnant ! Il a un très bon contact avec le public présent, à qui il propose un voyage entre son Alsace natale et le Mississippi. Tout un programme ! Les reprises suivent et ne se ressemblent pas : John, Lee Hooker, Ken Moore, Ray Charles, et même les Beatles, avec une reprise bluesy de "Drive my car". Carton plein. Le public est maintenant prêt à accueillir la "star" de la soirée : Jean-Jacques Milteau, en version quartet.

Milteau débarque sur scène, tout de noir vêtu, comme à son habitude, accompagné de l'inénarrable Manu Galvin à la guitare, ainsi que d'un bassiste et d'un batteur. D'emblée le ton est donné : "d'habitude quand un artiste sort un album, il le joue en entier. Mais nous, non. De toute manière vous l'avez déjà, ou vous allez l'acheter…". Jean-Jacques et ses acolytes nous proposent une soirée intimiste, dans le même esprit des concerts qu'il donne régulièrement à l'Utopia, à Paris.

Il y a deux choses que j'aime particulièrement chez Jean-Jacques Milteau, que j'avais rencontré plusieurs fois lors de concerts et autres salons musicaux :

Il joue de l'harmonica avec une rare dextérité, chante bien, libéré du complexe de l'harmoniciste qui pousse la chansonnette, pourtant, dans son groupe, il n'y a pas de vedette. Ou plutôt, chacun est vedette à son tour : les musiciens exécutent des solos à tour de rôle, Manu chante, le batteur vient au devant de la scène pour un solo… d'harmonica. Et dans tous les cas, Milteau, qui a joué avec les plus grosses pointures françaises et même internationales (Eddy Mitchell, Michel Jonasz, la liste est longue…) ne se la joue pas "star". Il sait s'effacer pour laisser "briller" les autres, n'hésitant pas à quitter la scène pour laisser Manu Galvin exécuter son "show" de main(s) de maître.

Deuxième qualité : indubitablement l'humour. C'est la première fois que je rie autant à un concert ! Jean-Jacques est humble à souhait, n'hésitant pas à se moquer de tout le monde et de lui-même avant tout. Mais là où on atteint des sommets, c'est lorsque son complice, Manu Galvin, s'y met. Leur numéro de "duettistes" est réglé comme du papier à musique. Pourtant, paradoxalement, je pense que la majorité des blagues est spontanée ("belle saison pour les cerises"…). Ainsi à l'Utopia, le fameux club parisien, il joue non pas pour le cachet, mais pour le "comprimé", avec une sono délivrant une puissance de "300 grammes"… J'en passe et des meilleures.

Par conséquent, il est normal que le public soit conquis. Milteau ayant plusieurs armes dans ses poches (en plus des harmos) pour les faire réagir à coup sûr. Ainsi ce morceau improvisé, pendant lequel le public est invité à chanter plusieurs parties musicales tout en gardant le tempo.

Du grand art ! J'aimais déjà Jean-Jacques Milteau, mais ce soir, il était très en forme et a séduit le public au complet. Pour info, son dernier album, "Blues 3rd" est une merveille. Décidément, ce festival de blues m'attire de plus en plus… Suite à demain.

Jeudi 16 Octobre : Bo Weavil + Mason Casey

Les soirées se suivent et ne se ressemblent pas. Comme le constate Michel Mazza, "hier soir, il y avait un harmoniciste et c'était complet. Ce soir il y en a deux et il reste des places…" Il faut dire qu'il semble être difficile de passer après Jean-Jacques Milteau, dont le nom est placé juste en dessous de la tête d'affiche du festival : Buddy Guy.

Vous l'aurez compris, tout comme la veille, cette soirée est placée sous le signe de l'harmonica avec le duo Bo Weavil et le New-Yorkais Mason Casey…

21h pétantes, le public a maintenant rempli quasiment tous les sièges disponibles, ce qui confirme le constat que je fais habituellement lors des concerts : les gens arrivent à la dernière minute. Bo Weavil est un duo composé d'un guitariste-chanteur-harmoniciste et d'un contrebassiste-washboaordiste-batteur. Le mélange est agréable, mais pourquoi jouer autant de reprises ? A croire qu'on ne sait plus composer de blues depuis Muddy Waters ou John Lee Hooker. C'est un peu frustrant. Heureusement que la deuxième partie de leur show fera la part belle aux chansons originales tirées de leurs deux premiers albums…

Deuxième partie du show qui verra le contrebassiste lâcher sa grand-mère pour s'installer à la washboard et à la batterie ensuite. Dommage, l'atmosphère guitare - contrebasse du début me plaisait bien.

La grande qualité de ce duo ? Assurément la voix du guitariste, super bluesy, grasse et rauque à la fois. Leur plus gros défaut ? Le guitariste a la fâcheuse tendance à croire qu'il joue seul, par conséquent il fait varier le tempo comme bon lui semble. Résultat ? Les blues ne tournent plus en 12 mesures, mais en 13 et quart.

Dernière chose que j'ai particulièrement aimé tant c'était original. Lorsque le guitariste pète les plombs, il chante dans le micro harmonica qu'il a autour du cou. Ce qui lui confère une voix "spatiale" du type "Houston, we have a problem".

L'atmosphère change radicalement avec le New-Yorkais Mason Casey. Formé à la dure par le maître Popa Chubby, Mason lui a emprunté sa façon de chanter, du style "je rentre dans le lard, et après je discute"; ainsi que son groove extra large, gras à souhait.

Pourtant, à côté de Popa, Mason Casey fait figure de maigrichon blanc, mais quand il chante, ouuuuuuh la ! Ca fait mal. En ce qui concerne son style d'harmonica, je le qualifierai "d'acrobatique". Par rapport à Milteau si calme la veille, Mason bouge dans tous les sens et vibre avec son harmo. Dès le troisième morceau, il s'immisce dans le public, naviguant entre les rangées de sièges en jouant de son instrument et chantant. Rien de tel pour électriser l'ambiance, déjà surchauffée ! Je conseille à ceux qui ne connaissent pas encore Mason de vous procurer au plus vite un de ses albums.

A suivre, la semaine prochaine…

 
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Semaine du Lundi 20.10.2003

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