ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Rocketface ‑ Rocketface

Rocketface - Rocketface

Il y a d'abord ce nom : Rocketface. Déjà, vous sentez le rock vous escalader les vertèbres. Ensuite, il y a la pochette : trois types, photographiés « comme en live dans ma cave » en formation d'attaque batterie-guitare-basse, entre scène de vieux film d'horreur hyper contrasté et pochette du London Calling des Clash (le plus célèbre fracassage de guitare de toute l'histoire du rock). Bref, un nom et un cliché qui vous alpaguent et vous susurrent : Mmmmm, mon chou, tu veux te faire un power-trio qui t'envoie la sauce à la figure ?

Ne reculant devant aucune expérience extrême pour nos lecteurs, j'ai donc testé pour vous le tout premier album de ce groupe de Toronto (Canada). J'y suis même revenu plusieurs fois. Et la conclusion s'impose après ces quelques séances : Rocketface, c'est bon, ça vous botte les fesses et vous caressant les XXXXX (remplacez les X par ce que vous voulez).


Première originalité, le chanteur, Joseph Janisse, n'est autre que le batteur (qu'on imagine plutôt jouer sur un engin minimal rock'n'roll que sur un 16 fûts en V double étage métalleux pétant). Sa voix ne déparerait pas dans le paysage brit-pop-rock, avec parfois des accents Nada Surf, ainsi qu' un côté geignard et tête de lard.

Mais tout l'intérêt du combo est (deuxième originalité) un mix d' influences vieilles-continentales et d'un son plus américain, qui va directement puiser au rock US et au rock-blues-mais-pas-trop. D'où un équilibre réussi entre des chansons à gueule de charts sauvages (dès le premier titre, le très bien nommé « Hats Off », parfait pour faire connaissance) et morceaux ambiancés rock-soft, mais jamais mielleux (« To Take You Home »). Hé, on a bien parlé de « power trio » !

Ce son est l'œuvre de Matt Dematteo, également producteur de Danko Jones, le rock-hardeur canadien qui monte en flèche ces derniers mois. Pour info, la bio évoque Bad Company ou Jeff Buckley pour décrire l'orientation musicale de Rocketface. J'ajouterais : une espèce de rencontre entre John Spencer Blues Explosion et Supergrass. La chronique parue dans le mensuel Crossroads évoque même The Knack, pas tout à fait à tort, puisque la guitare de « Lit » fait un peu penser aux sonorités du mega-tubesque « My Sharona ». Puis, sur le titre suivant, « Death Never Dies », et sur d'autres, vous ne vous casserez pas le popotin pour crier aux Rolling Stones. Bref, bon courage, chers lecteurs, pour vous y retrouver.

Mais le plus important, à mon avis, est d'insister sur cette dualité, ou plutôt cette symbiose entre les approches rock des deux continents, qui se sont toujours nourries l'une l'autre (d'ailleurs, les plus grands groupes de rock sont souvent ceux qui piochent des deux côtés de l'Atlantique). Rocketface possède un gros potentiel et, déjà, sur cette première galette, plusieurs titres aux allures de single pourraient accrocher l'oreille des amateurs de rock chinant au rayon nouveautés et dont le seul regret dans la vie est de n'avoir pas été maître du monde dans les années 1980 pour y interdire les claviers à la con sous peine de mort.

Attention, Rocketface ne balance pas la sauce à tout berzingue, il y a aussi une certaine retenue. Sans fioritures, sans morceaux à rallonge. Le trio a fait cet excellent choix de composer, avant tout, des titres au cordeau, toujours mélodiques, et qui vous feront sans arrêt vous dire : mais, j'ai déjà entendu ça quelque part !Alors que non, pas du tout. C'est juste que, sans révolutionner un genre, Rocketface fait preuve d'une efficacité et d'un talent affirmés, très au-dessus de ce qu'on attend d'un premier album. Ce groupe est construit pour durer.

Et ce disque sera parfait pour claquer le beignet de vos copains qui vous font chier avec la dernière découverte britonne.

Site officiel : www.rocketfacemusic.com
Label : www.badreputation.fr

Autre chronique Rocketface


Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 03.04.2006

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés