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DobaCaracol ‑ Soley

DobaCaracol - Soley

Soley (prononcez tout simplement « soleil ») est le dernier album de DobaCaracol, sorti sur Wagram le 2 mai dernier. Et il porte bien son nom. Rudement bien. Car, dès la première écoute, la richesse des timbres et la variété des influences plongent l'auditeur dans un grand voyage, un voyage rythmé par les percussions et les accents des terres d'Afrique, d'Amérique, ou d'Europe, avec pour point commun une bonne dose de chaleur…

DobaCaracol naît en 1998 : Doba (Dorianne) croise alors Caracol (Carole) dans une rave party, ce qui pourrait sembler n'être pas le lieu le plus propice pour une rencontre qui favorisera un tel élan créatif. La formation débute en tant que duo, alliant simplement les voix des deux chanteuses avec les percussions qu'elles affectionnent tant. Un disque voit le jour en 2001, Le Calme-Son. DobaCaracol participe à un nombre impressionnant de festivals(dont les FrancoFolies de La Rochelle), asseyant ainsi sa dimension fortement scénique en assurant les premières parties de groupes comme La Rue Kétanou ou encore Tryo.


2006 : Soley sort dans les bacs français. Carole et Doriane s'y entourent de quatre musiciens "permanents", ainsi que de musiciens invités pourvoyant cordes, vents et même… vielle à roue ! Et le résultat est probant. Les deux chanteuses utilisent avec un talent avéré les possibilités de cette formation augmentée. L'album recèle ainsi 12 titres aux arrangements variés et subtils, emprunts d'influences diverses et fort habilement mariées/alternées.

Les influences dans Soley sont à la fois évidentes et pourtant diffuses, et l'on se rend compte, à force d'écoutes, que cela est dû à la savante intrication des harmonies, des timbres et des rythmiques. Certes, « Baiser Salé » renverrai plus à l'Afrique avec sa teinte ragga et une harmonisation rappelant le piano à pouce, là où par exemple « Pris De Vertige » fait plus directement référence à l'Europe centrale et à la musique tzigane, avec ses arrangements de clarinette et de cordes et ses accents rythmiques ; mais tenter d'associer avec certitude une piste avec une aire géographique et/ou une culture définie apparaît comme une gageure.

L'on pourra à la rigueur citer, comme elles viennent, les influences que l'on peut discerner à mesure qu'on les perçoit. Ainsi, « Étrange » ne déparerait pas à côté du « Je ne t'aime plus » de Manu Chao, qu'il rappelle par moments. « Anda » démarre sur des sonorités dignes des meilleurs morceaux funk de la Motown ou du Shaft d'Isaac hayes, avant de s'empreindre de sonorités et rythmiques plus afro, voire plus zouk.

« Droit Devant » se pose comme une ballade reggae entêtante, là où « Fièvre » serait elle une ballade plus proche de ce que la chanson française a pu produire entre la fin des années 70 et les années 90, les arrangements de cordes et les percussions en plus - ce qui, en soit, suffit à en faire tout le cachet. « Maca Ë » est lui un morceau plus difficile à identifier, avec une section rythmique qui louche presque du côté du jazz avec ses sonorités de contrebasse et de vibraphone, sur des tonalités plutôt sud-américaines, et avec ses parties en anglais.

Retour à quelque chose de plus funk (comme pour « Anda ») avec « Nakilé » et sa section de cuivres fort bien arrangée et ses incursions d'orgue Hammond, avant d'arriver sur un titre que n'aurait aucunement renié  Zazie : « Brume », plus sombre, plus lent, plus mélancolique.

« Rouge » est une excellente surprise, et ma préférence personnelle ira à cette piste-là, avec ses harmonies et ses arrangements qui rappellent à la fois le tango argentin et une salsa lente. L'ouverture abrupte (au cymbalum ?), la gestion des sonorités de piano « honky tonk », utilisé quasiment comme une "percussion harmonique", ainsi que les accents de cordes soutenus par des percussions savamment dosées font de « Rouge » une vraie réussite, que je n'ai pu m'empêcher d'écouter en boucle une douzaine de fois.


« Amazone » est un titre bourré d'énergie, qui voit l'incursion d'un bourdon à la vielle à roue comme soutien tonal à une pièce fortement rythmique. L'alliance de cette sonorité toute européenne  - voire moyenâgeuse  - avec l'ensemble puissant des percussions calées sur une pulsation ternaire effrénée confère à cette piste un caractère quasi hypnotique.

Soley se conclut sur « Love », titre principalement chanté en anglais, qui revêt un aspect franchement "fusion", voire "rock progressif" par moments, et qui (notamment au début) pourra faire penser à certains passages des Pink Floyd. Une belle section de cuivres achève de donner à ce morceau en définitive plutôt "soul/reagae" cette énergie latente qui en fait une ballade à la fois mélancolique et entraînante.

Ce troisième album de DobaCaracol (après Le Calme-Son en 2001 et Homa en 2003) est donc une franche réussite, et l'on ne peut qu'en recommander l'écoute ! Musicalement inspiré, artistiquement abouti, et techniquement bon (pas surproduit, ce qui est un bon point par les temps qui courent), Soley est un véritable voyage musical, un dépaysement de chaque instant qui stimule autant qu'il réconforte.

Empruntes d'influences riches et intelligemment mariées, les musiques, pour autant qu'elles "coulent" avec un grand naturel, n'en résistent pas moins à l'analyse, et c'est là la preuve d'une œuvre réussie. Les textes, que j'ai quelque peu oubliés tant l'effet des musiques a sur moi été important, méritent également un "chapeau bas" : variés, poétiques sans pour autant être hermétiques, et en totale adéquation avec les parties purement musicales, ils achèvent de donner à l'album tout son poids esthétique.

12 titres ? Oui, a priori. C'est compter sans quelques petites "surprises" à 6'43'', 7'23'' et 10'30'' de « Love », ni les deux clips que contient le CD (« Baiser Salé » et « Étrange »), pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles !

Site officiel :  http://www.dobacaracol.com
Espace MySpace de DobaCacarol


Track List :

1 - « Baiser Salé »


2 - « Étrange »
3 - « Anda »
4 - « Droit Devant »


5 - « Fièvre »
6 - « Maca Ë »
7 - « Pris De Vertige »


8 - « Nakilé »
9 - « Brume »
10 - « Rouge »


11 - « Amazone »
12 - « Love »

Doba - Doriane Fabreg : voix, percussions
Caracol - Carole Facal : voix, percussions
Maxime Lepage : basse
David Bussières : guitare 
Martin Lizotte : claviers
Momo - Mohamed Coulibaly : batterie


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Semaine du Lundi 29.05.2006

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