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Bon Jovi

Bon Jovi : «Bounce» (Mercury)

Le cul entre deux chaises

Franchement, je craignais le pire. Bon Jovi, l’usine à tubes hard-FM du blondinet… Le Springsteen pour teenageuses… Le croisement entre Def Leppard et Bernard Minet… Le cow-boy du New-Jersey, avec sa gueule à tourner dans une pub pour déodorant maxi-durée… Pfff… «Bounce» allait-il nous refaire le coup de la recherche à tout prix du carton en radio ou carburerait-il à la gnaque? Hé bien, l’un et l’autre.


Plusieurs titres font figure de hits en puissance. Dès la deuxième écoute, on a l’impression d’avoir toujours connu les mélodies vocales. Bon Jovi est au meilleur quand il les marie avec ses accents hard-roots, au plus bas quand il plonge dans un Xième plan de rockeur-au-grand-cœur. Jon peut remercier son compère guitariste Richie Sambora, qui lui évite plus d’une fois la noyade dans des flaques de mièvrerie.

Ce dixième album (neuf studio, un live) alterne ainsi pied-qui-tape avec pop dégoulinante, six-cordes de braise avec violon-mouchoir, voix câline avec gorge éraillée, paroles réfléchies avec gnan-gnan. Bref, il navigue entre sensibilité sincère et ingénuité confondante. Jusque dans les arrangements. Cet art du grand écart sera pour les uns la force de l’album, pour les autres, trop consensus-mou.

Le syndrome du grand groupe qui dure

Alors ? "Globalement positif", comme disait un Georges Marchais gêné, pressé de passer à la question suivante, quand on lui demandait quel bilan il tirait de l’histoire de l’URSS. Mais "globalement positif", est-ce suffisant pour claquer 20 euros quand le meilleur de l’album aurait tenu sur la durée d’un EP ?

On ne doute pas que MM Jon Bon Jovi et Richie Sambora aiment profondément la musique. Ils sont hélas un peu victime du syndrome du grand groupe qui dure. Quand on approche des vingt années de carrière, quand on a connu un tel succès au milieu des années 80 (l’album «Slippery when wet», en 1986, notamment), que l’on a enquillé les tubes comme «Livin’ on a prayer», «I’ll be there for you» ou «Keep the faith», on peut avoir du mal à savoir où l’on est assis. Sur cette chaise tout en sucre que le contact d’une fesse suffit à faire fondre ? Ou sur cette autre plus rugueuse mais bourrée de personnalité ? Jon et Richie ont choisi de ne pas choisir et se balancent le cul sur la première, les pieds sur la seconde.

Aussi se prend-on à rêver que leurs dons de song-writers soient employés à plein temps et non en CDD. On aimerait un peu plus d’aventure, de surprises. Pas forcément pour balancer du gros riff qui tache. Simplement pour que Bon Jovi nous emmène dans ses recoins secrets.

L’album titre à titre :

«Undivided» ouvre en fine puissance, avec son refrain accrocheur et une rythmique plus lourde que rapide. Un single imparable qui résume le meilleur de Bon Jovi, malgré une fin inutilement mielleuse.

«Everyday» reste dans la même ligne, voix et guitare mordantes.

«The distance» calme légèrement le jeu : un plat de rock servi sur une nappe de violons.

«Joey», après intro au piano, ralentit encore, remet le couvert sur les violons pour parler du sens de la vie (si, si !). Bof…

«Misunderstood» laisse les arrangements superflus sur le chariot de service et offre un chouette refrain pour aborder les relations hommes/femmes.

«All about lovin’ you» : un titre qu’on peut trouver très joli cœur. Ou mille fois entendu, juste sauvé par la belle voix de Jon.

«Hook me up», c’est le trou normand hard qui fera un malheur dans les bars rock. Refrain simple et efficace.

«Right side of wrong» : le plus long morceau (5’50"), avec piano, violon et gratte sèche. Une bal(l)ade 100% à l’américaine, où la batterie fait discrètement son apparition à mi-parcours, avant un petit solo électrico-grands espaces. A réserver aux amateurs du genre.

«Love me back to life» est du Bon Jovi pur jus mais pas forcément du plus inspiré, malgré un gimmick parfait de Richie Sambora.

«You had me from hello» : Jon tombe raide amoureux et, c’est connu, ça rend bête.

«Bounce», peut-être le meilleur titre de l’album avec «Undivided», rock sévère sans être bourrin. Encore un refrain du tonnerre, appuyé par de la guitare en grande forme. Les charts peuvent trembler.

«Open all night» clôt cette galette en douceur avec lumières tamisées. Pour l’anecdote, Bon Jovi expliquait dans l’interview-fleuve au magazine Compact de septembre : "Il s’agit d’une référence à Ally Mc Beal, à l’époque où je jouais dedans. J’ai dépeint un homme qui veut s’endurcir en ne tombant pas amoureux d’une femme capable de faire craquer n’importe qui. " La "dépeinture" a un peu coulé.

Site officiel : http://www.bonjovi.com
Merci à Mercury…

 
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Semaine du Lundi 28.10.2002

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