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Elvis Presley : 1,5 billion fans can be wrong

Elvis Presley : 1,5 billion fans can be wrong

Les publicitaires prennent souvent les acheteurs pour des andouilles, et c'est encore plus flagrants quand ils s'adressent à un public qu'ils croient plus ou moins captif : les fans de musique, par exemple. Elvis Presley vient encore d'en faire, à son cadavre défendant, la démonstration.

C'est que Sony-BMG, par le moyen d'une simple annonce pour la sortie du double DVD d'Elvis Presley regroupant Elvis : Aloha From Hawaii et Elvis : '68 Comeback, a décidé, purement et simplement, de réecrire l'histoire de l'humanité. Rien de moins. Et sans la moindre trace d'humour, nous ne sommes pas chez les Monthy Pythons ou chez Mel Brooks, faut pas confondre, il s'agit ici, de Musique, oui, avec un grand "M", de Musique Populaire, de rock, de roll, de LA voix et de la plus belle banane depuis que l'homme s'est décidé à descendre du singe, mais je m'égare.


Le King Elvis, certes, a déjà un casier en la matière. 50 million fans can't be wrong, proclamait déjà, en 1959, l'un de ses 33 tours (rappelons à nos plus jeunes lecteurs qu'un 33 tours était un truc ressemblant vaguement à une crêpe brûlée, quoique plus dur, de forme ronde, avec un petit trou au milieu, en vinyle, et rainuré d'une veine concentrique partant du bord extérieur et venant mourir vers l'intérieur du disque, le tout étant capable, pourvu que l'on soit équipé d'un objet à peu près deux cents fois plus gros et plus lourd qu'une baladeur mp3, de reproduire des sons sur une durée fabuleuse d'une demi-heure !).

50 million fans can't be wrong : titre ô combien stupide, qui asservit la raison au nombre. Vous allez me dire : la loi du plus nombreux, c'est la démocratie. Je vous réponds : la démocratie, c'est que le plus grand nombre choisisse son gouvernement, pas qu'il impose ses goûts à tous. Et puis être nombreux à hurler n'a jamais signifié que qui que ce soit avait raison, et je vous conseille au passage d'aller vous acheter un autre DVD, celui de l'excellent film Douze hommes en colère, de Sidney Lumet, avec Henry Fonda, en homme de doute et de conviction (hé oui, les deux vont bien ensemble...) face à la meute des certitudes. Mais je m'égare encore.

Bref, Sony nous assène aujourd'hui que ce fameux Elvis : Aloha from Hawaii a été vu, à l'origine, par 1,5 milliard de personnes lors de sa diffusion, en 1973. Et encore, le pubeux de service a oublié de compter les Vénusiens qui regardait CBS et NBC par satellite...

En 1973, figurez-vous, la population totale de la planète n'atteignait même pas 3,9 milliards de bipèdes de cette espèce si évoluée qu'elle est capable d'envoyer un album entier d'un bout à l'autre de la planète en quelques secondes via Internet mais ne sait pas encore comment expédier un peu de bouffe du Nord au Sud, cherchez l'erreur, mais je m'égare toujours.

Bref, sur ces 3,9 milliards d'être humains, combien avaient accès à un téléviseur, sachant que la majorité ne connaissait même pas l'électricité 'courante' ? Réponse : pas des tonnes. Soyons grands princes, disons : la moitié. Soit, grosso modo, 2 milliards. Il aurait donc fallu que les trois quarts de ces récépeteurs potentiels se soient spontanément massés devant leur écran, juste là et quand ça se passait, pour voir Elvis remuer son pelvis. Ce n'est plus une hypothèse, c'est de la science-fiction. Sauf que la science-fiction, ça se passe, normalement, dans l'avenir. Rendons donc hommage au pubeux anonyme grâce à qui nous savons enfin comment s'appelle la science-fiction qui se déroule dans le passé : du foutage de gueule.

Bien le bonjour à nos lecteurs Vénusiens !


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Semaine du Lundi 25.09.2006

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