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The Servant ‑ How To Destroy A Relationship

The Servant - How To Destroy A Relationship   


« On a éteint les ordinateurs, on s'est senti libre. Le son brut de nos derniers live est l'essence même de ce nouvel album. Comme en concert, j'ai posé ma voix sur le fil lumineux des guitares de Chris, sur les rythmes rugueux de Trevor et sur le grondement ensorceleur de la basse de Matt. J'ai chanté le meilleur et le pire de ma vie décalée. On s'est insulté, on s'est battu, on s'est découragé, on a transpiré, mais finalement c'est l'album dont nous sommes le plus fiers. Sans aucun doute. »

Cette phrase, c'est Dan Black lui-même, le chanteur/leader et compositeur/arrangeur de The Servant, qui l'a laissé glisser lorsqu'il s'est agi d'évoquer How To Destroy A Relationship, le dernier opus de ce talentueux combo londonien. Et, à l'écoute, force est de constater qu'il n' a pas menti ; et qu'ils ont effectivement de quoi être fiers, lui, Chris Burrows (guitares), Matt Fisher (basse) et Trevor Shape (batterie). Car How To Destroy A Relationship est non seulement une réussite en soi, mais également une évolution marquée, extrêmement bien négociée et parfaitement assumée.


En 2005, leur premier album éponyme avait laissé plus que des traces un peu partout en Europe et notamment en France, où le single « Orchestra » a été diffusé sur les ondes plus de 30 000 fois ! « Liquefy » remporta également un franc succès, et c'est à guichet fermé que The Servant a fait son premier Olympia, devant un public manifestement conquis. D'ailleurs, la formation fait partie du cercle très fermé des nouveaux groupes anglo-saxons à avoir été récompensés d'un disque d'or en France, avec Franz Ferdinand, The White Stripes, et The Killers.

Produit par Jim Lowe (qui se cache également derrière Stereophonics, The Charlatans), How To Destroy A Relationship se démarque assez nettement de son prédécesseur The Servant, de même d'ailleurs que des deux "mini-albums" Mathematics et With The Invisible (sortis en 2000 et pas évidents à trouver par chez nous). Il semble que The Servant ait (momentanément) remisé une bonne part de ce côté fantasque et pop/funk qui pouvaient le faire se rapprocher d'un Beck, par exemple. Ce nouvel album paraît à la fois beaucoup plus "simple" et simultanément plus sophistiqué, comme si Dan Black et ses acolytes avaient pris conscience que, comme c'est souvent le cas en musique et dans d'autres domaines, aller à l'essentiel sans trop de fioritures reste le meilleur moyen de ne pas se planter. Et de proposer quelque chose d'à la fois sincère et efficace.

Sincère et efficace, ce sont deux qualificatifs qui correspondent bien à cette galette, à la production (exemplaire !) parfaitement équilibrée qui arrive, sur certains titres, à donner l'impression que l'on est face à une prise live - mais sans public et en environnement de studio.

Rock. Beaucoup plus rock, aussi. Et là, The Servant avance sur un pan de la "brit pop" qui est un casse-gueule en puissance, parce qu' il compte déjà quelques génies, comme par exemple Radiohead, aux côtés desquels il est difficile de faire sa place, mais aussi parce qu'il peut vite devenir stéréotypique, et de là, lassant (voire carrément chiant, vous me pardonnerez cet écart de verbe). Une pop très rock, donc, à laquelle The Servant semblait manifestement destiné, eu égard à la qualité des onze titres qui constituent l'album, mais qui peuvent néanmoins, selon le moment et l'oreille qu'on y prête, paraître un tout petit peu inégaux - rien de grave, pas de panique : si tous les groupes pouvaient faire dans ce genre "d'inégal qualitatif", on ne s'en plaindrait pas !

S'il commence avec une certaine légèreté dans le ton et dans la forme avec un « How To Destroy A Relationship » qui n'est, à mon sens, pas le meilleur titre mais reste une bonne pop-rock (et en écoutant un titre comme celui-là, on se rend bien compte que la qualité d'une production est cruciale : « How To Destroy A Relationship » aurait pu relativement facilement devenir une "daube pop/rock radiogénique" s'il avait été surproduit), l'album rentre très rapidement dans le "vif du sujet", si l'on puit dire, à savoir ce nouveau versant franchement plus rock.

« Sleep Deprivation » est en effet la seconde piste de la galette et le premier titre qui donne envie d'être entendu en live. Un tout petit peu trop "propre", peut-être, mais à n'en pas douter une chanson qui libérera toute son essence sur scène - comme vraisemblablement la totalité de cet album très direct, qui devrait donner lieu à des prestations d'anthologie.

« Hey Lou Reed » semble calmer un peu cette annonce détonante ; et cette sorte d'hommage au grand Monsieur de l'Underground new-yorkais joue sur des tonalités mi-mélancoliques, mi-geignardes, mi-légères. Un fort bon titre, excellent exemple de cette apparente simplicité présente sur l'ensemble de la galette.

« Save Me Now » voit arriver les premiers arrangements pour cordes, qui, très intelligemment (et avec un très bon feeling), sont maintenus dans une sobriété étudiée par Dan Black et Fiona Brice - qui a notamment travaillé avec/pour des artistes comme Andrea Bocelli, Boy George (Culture Club), Enya, Ronan Keating, Sophie Ellie-Bextor, pas moins !

« Moonbeams » est un titre tout en retenue, dans lequel l'énergie est véhiculée initialement par la ligne de basse, très présente, sur laquelle sautillent des guitares très "pincées", des quasi mandolines, jusqu'à l'entrée des sons saturés. Bel équilibre sur un titre qui s'avère très "pêchu" au final, tout en laissant une impression presque calme, bizarrement… Fort bon !

« Brains ». Laissez-moi réfléchir que je trouve les mots justes pour essayer de décrire l'un des meilleurs titres de How To Destroy A Relationship… Il y a du… AC/DC dans « Brains ». Si, si ! Et je ne parle pas là de sample, mais bien de veine. Un rock très heavy, une gestion de la voix et du texte qui, même si ça n'est peut-être pas conscient, renvoie a ce groupe mythique - Dan Black fait merveille, vraiment. Bien que modérée sur un plan rythmique, voilà une piste qui regorge d'énergie et qui, encore, devrait sacrément donner sur scène. Une sorte de claque, vraiment, car je ne m'attendait pas à ça sur un album de The Servant. Avec cette piste, le groupe tend à se rapprocher par exemple de The Music - à savoir d'un "brit rock" de grande qualité.

« Hey Do You Feel Good?  » : cette ballade pop fort agréable, avec de nouveau des arrangements de cordes, arrive à point nommé pour nous laisser le temps de nous remettre du titre précédent - oui, il faut un peu de temps, car ça faisait trop de bien. « (I Should Be Your) Girlfriend » nous remet petit à petit sur les rails pour « I Wish I Could Stop Wishing For Things », une sorte de country-rock qui rappelle à la fois la production des années 90 et celle des années 70.

Les années 70 qui restent très présentes dans le très rock'n'roll « On Your Knees Kids » ; encore un titre qui, sans en avoir l'air (pas très rapide, pas très violent), recèle une bonne dose d'énergie.

L'album se clôt avec une très "lou-reedienne" et fort belle ballade, « Out Of Phase », faite de guitare rythmique, d'arrangements de cordes, de chœurs, et d'une mélancolie bienveillante qui ferme l'album en douceur. Encore une preuve que The Servant excelle dans la simplicité (apparente), et que Dan Black sert ses chansons avec talent et sincérité.

How To Destroy A Relationship est une excellente surprise, et un album à recommander. Les londoniens de The Servant s'aventurent là où l'on les espérait sans être vraiment sûr qu'ils ne s'y perdraient pas, et font montre de brio. « […] c'est l'album dont nous sommes le plus fiers. Sans aucun doute. » Oui, sans aucun doute, il y a de quoi être fier.

The Servant sera en concert au Bataclan à Paris le 25 octobre 2006 ! Vous pouvez d'ores et déjà réserver vos billets, en sachant que la Fnac propose un tarif "Fan Club" à cette adresse : http://theservant.fnacspectacles.com

Site officiel : http://www.theservant.co.uk
MySpace : http://www.myspace.com/theservantuk


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Semaine du Lundi 02.10.2006

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