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Fatals Picards : deux Café et l'addition

Fatals Picards : deux Café et l'addition

Pour la quatrième fois, les Fatals Picards sollicitent les suffrages des auditeurs. Le groupe de rock le plus « indé-débile » de France a dévoilé son programme le 19 février, sous le nom fédérateur de « Pamplemousse Mécanique », qui ne fait bien entendu aucunement référence à une œuvre de jeunesse de Pascal Obispo. Deux grands meetings se sont tenus dans la foulée, à Paris, les 26 et 28 février, afin de prêcher la bonne parole. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça gaze. Oui, la bonne est au gaz. D'autant que les Fatals Picards ont déjà récolté assez de parrainages pour représenter la France lors du prochain concours Eurovision de la chanson, le 12 mai, à Helsinki (lire ici et ).

Preuve de l'engouement populaire provoqué par cette candidature, ces deux réunions affichaient complet, la seconde date ayant d'ailleurs été déplacée de la Maroquinerie au Café de la Danse pour cause de fermeture administrative de la salle suscitée. En dépit de cet évident complot politico-policier, le Café était noir. De monde.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore les Fatals Picards, précisons qu'ils sont aussi picards que Barre est anti-fasciste. Leur précédent tract sonore, Picardia Independenza, appuyé par de très nombreuses démonstrations en public jusque dans les régions les plus reculées de France, et même en province, leur avait valu les éloges de nombreux trépanés à vif et des manifestations publiques de soutien (cf. compte-rendu du concert à La Scène Bastille en 2005), au point qu'on pouvait se demander si une Fatals-Picardmania n'allait pas s'abattre sur l'Hexagone, le triangle de Rocancourt et le carré de l'Hypothénuse.

D'un point de vue musical, le groupe se situe dans une sorte de post-réalisme humortistico-psychédélique non dénué d'une touche d'anti-Floranpagnisme assez primaire. Si les Wriggles, les VRP ou Marcel et Son Orchestre vous ont déjà convaincu de voter pour eux, nul doute que vous deviendrez rapidement militant de la cause fatal-picarde. Celle-ci ne dédaigne pas de temps à autre le guitare-électrisme de bon aloi (bien que la promesse de jouer du grind-métal, tenue dès l'entrée sur la scène du Café de la Danse, ait été honteusement piétinée) ou le ragga-gatisme.

Sur le plan du look, on sent le travail des plus grands communicants : cravates ridicules, tenues oscillant entre flashisme tape-àl'œil et pull tricoté par Saint-Maclou. La scène glam-rock américaine n'a qu'à bien se tenir.

Devant des partisans conquis d'avance, dont l'âge variait de l'adolescence acnéique à la pré-sénilité quadragénaire, les Fatals Picards ont tout simplement fait un tabac, en dépit de l'interdiction de fumer dans la salle (nous passerons sous silence le recours de certains encartés à des stimulants peu en cour au ministère de l'Intérieur). Un meeting de cette formation n'a d'ailleurs pas l'allure d'un concert au sens classique. Si les chansons donnent déjà dans le jeu de mot vaseux, l'ironie et l'auto-dérision, de véritables petits sketches s'intercalent entre les morceaux. Le coup de la traduction simultanée (allez-y, vous comprendrez…) est totalement hilarant. Les deux chanteurs-tchatcheurs ne cessent de jouer avec le public, de se moquer d'eux-mêmes, de se foutre plus ou moins gentiment de la gueule de quelques stars, ainsi que de la gauche à droite. Les Fatals Picards semblent cependant vouloir plus pencher aujourd'hui vers la chanson que vers le rock boum-badaboumesque qui était encore d'actualité sur Picardia Independenza.

Seule véritable point noir : il est parfois difficile de percevoir les paroles, lorsque le chant est noyé sous la guitare électrique ou les hurlements des fans en délire (« Je n'ai jamais vu ça, on croirait qu'ils sont plus célèbres que Jesus Christ », nous confiera à la sortie John Lennon). Le public n'en a que faire, qui connaît le plus souvent par chœur les titres du groupe, y compris ceux issus de Pamplemousse mécanique, tels « Moi je vis chez Amélie Poulain », « Mon père était tellement de gauche », « Je vote à droite » ou ce manifeste bien plus engagé que toutes les chansons contre la famine et la guerre, « Djembé Man ». Ce qui en dit long sur la cote de popularité qu'atteignent les Fatals Picards auprès d'un échantillon absolument pas représentatif de la population.

Histoire de ratisser large, le groupe finira même ce concert par un pot-pourri de ses titres emblématiques et par un « Bernard Lavilliers », transformé pour l'occasion en super-héros à faire bouffer ses dreadlocks à Doc Gynéco.

Il faut enfin souligner l'excellente surprise que fut la première partie. Thérèse, seule avec sa guitare pour affronter un public tout dévoué aux Fatals Picards, l'a conquis en un clin d'œil et quelques accords. De l'humour, parfois noir, une certaine tendresse, une véritable personnalité affirmée tout en conservant une sacrée sensibilité : voici une artiste originale, qui a de la présence et de l'aplomb (et il en faut, seule en scène), ainsi que des textes intelligents.

Grand moment que ce « Au clair de la thune » où Thérèse s'inspire d'un site Internet (réel, qui plus est) qui propose d'acheter son bout de terrain sur la Lune : « Au clair de la thune / La Lune est à vendre / Pierrot m'a prêté sa plume pour que vous puissiez l'entendre / Avec leur fortune ils veulent tout lui prendre ».

Comment dire ? Thérèse, c'est comme si Vincent Delerm avait délaissé son piano pour la six-cordes acoustique, avait décidé de devenir mordant et d'arracher sa chemise, avait voulu remplacer l'affèterie conciliante par une émotion sans détour. Heum… Oui, en fait, ça n'a donc rien à voir avec Vincent Delerm. Et c'est dix fois mieux !

Site officiel : http://www.fatalspicards.com
Myspace : http://www.myspace.com/fatalspicards

Site officiel :  http://lesitedetherese.com
Myspace :  http://www.myspace.com/thereselachanteuse 


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Semaine du Lundi 05.03.2007

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