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Mick Sterling : Between Saturday Night And Sunday Morning

Mick Sterling : Between Saturday Night And Sunday Morning

Le choc est d'autant plus violent que je n'ai pas vu le coup partir. On m'aurait dit : "Voici le nouveau Bruce Springtseen et il est excellent", j'aurais fais attention. Sauf que Mick Sterling m'était inconnu et que sa bio ne semblait pas s'accorder avec mes prédispositions.

Résumons : vieux routier de la scène de Minneapolis accumulant les concerts ; leader du groupe de soul-R&B (rythm'n'blues, pas la soupe en boîte déversée à longueur d'ondes sur les radios) The Stud Brothers ; influencé par Bruce Springsteen, Southside Johnny, John Hiatt, Tom Waits, Otis Redding ou James Brown ; rencontre déterminante en 1999 avec Kevin Bowe, qui a co-écrit neuf des douze morceaux de Between Saturday Night and Sunday Morning (présenté comme "une combinaison de blues, de soul, de gospel, d'americana et de blues-rock"), auxquels s'ajoutent trois titres bonus, dont « Blues Is My Business », popularisé par Etta James et qui a servi de générique à la série The Sopranos.


Tout cela est bien beau mais on sait qu'on peut faire dire à peu près n'importe quoi à une bio. Par ailleurs, le côté spirituel (pour ne pas dire religieux) de cet album ne disait rien qui vaille au cochon d'athée que je suis. Quelques écoutes plus tard, le constat était pourtant là, et renforcé depuis à chaque passage : Mick Sterling vient de pondre un disque énorme, qui ne fait mentir aucune des mentions citées plus haut.

Alors oui, la référence la plus évidente est Springsteen, qui n'aurait pas renié la plupart des chansons figurant sur ce disque. Tom Waits rode dans les parages : Mick Sterling et lui ont en commun une certaine gravité du propos ainsi que la superbe et profonde voix grave qui s'y accorde. Le groove de la soul vous remue. « Blues Is My Business », ici présenté en bonus, en version live rongée sur l'os, est un blues-rock totalement atomique. « Divine Miss Guidance » ferait swinguer un tas de cailloux. Et on trouve même des touches de rock sudiste.

Mais il y a plus que ça : la musique de Mick Sterling a une âme. Osons même : une grandeur d'âme. Tout ici semble relever à la fois de l'évidence musicale et de la nécessité (jusque dans les arrangements, d'une pertinence rare). Si bien que chaque morceau possède sa personnalité, selon l'histoire que Sterling veut raconter. Car c'est un fameux conteur et ses paroles révèlent un niveau d'écriture peu commun, qui tient autant de la littérature pure que de la musique (sans rien céder sur le plan de la musicalité, bien au contraire).

L'aspect religieux, que je craignais tant, se transforme en un vecteur pour aborder des histoires personnelles, non sans ironie parfois (« You Don't Know What Dirty Is »), jamais en prêchi-prêcha. Il s'agit d'ailleurs davantage d'une dimension spirituelle, au regard tour à tour bienveillant, ironique, fragile, amoureux, désabusé, interrogateur ou rageur sur le monde et le parcours intérieur de chacun, à la recherche d'un chemin.

Et puis, parce que nous sommes ici pour parler de musique avant tout, il faut le crier sur tous les toits : Between Staruday Night and Sunday Morning ne comporte que de très bonnes chansons, et certaines touchent même au merveilleux : « Maggie's Rosary » et, plus encore, « The Biblical Sense » (à écouter sur le  Myspace de Mick Sterling), bourré de tendresse, est un chef-d'œuvre qui, derrière son titre religieux, parle tout simplement d'amour adolescent. Je n'avais rien entendu d'aussi bouleversant depuis longtemps.

Ce disque est de ceux, rares, que l'on a envie de défendre à tout crin, parce qu'il vous emmène ailleurs, entre en vous telle une confidence longtemps attendue, remue des émotions et des muscles que l'amour de la musique ne suffit pas toujours à tenir éveillés. Oui, le coup m'a pris par surprise, j'en saigne encore… et c'est un bonheur ! Puissiez-vous le partager.

Site officiel Mick Sterling
Mick Sterling sur Bad Reputation


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Semaine du Lundi 09.04.2007

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