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Boxer : Carton rouge

Boxer : Carton rouge
(Terra del sole / Rebel music)

Une intro à la AC/DC (Tu peux t'brosser, Nicole, ça c'est du titre !), un hommage implicite au groupe vers la fin (Mamie n'aime pas l'Australie, idem): Boxer est français, mais c'est bien le hard australien qui constitue son territoire de chasse principal, avec braconnage dans le blues-rock sudiste. Encore que. Car le quintette s'inscrit tout de même dans une espèce de tradition hexagonale de rock burné, mâtiné de paroles mi-humoristiques, mi-rentre-dedans. Boxer recycle ainsi des genres bien connus mais sans aucun déchet, avec sa propre patte.

Jeux de mots par paquets de douze, sujets de société (la pub, l'environnement, les régimes féminins, la fast-bouffe, la filière russe de la prostitution) ou personnels (les envies suicidaires) et souvent tout cela en même temps: on n'est pas là pour s'ennuyer, mais pas non plus pour s'amuser idiot. L'originalité des paroles fait même oublier les quelques facilités blagueuses.

Il faut avouer que ce clébard possède un pedigree à faire gerber les éleveurs de stars en batterie. Il ravira les sectateurs de la première vague du hard (et du rock tout court) français: Bruno Recrosio au chant (Warning), Vincent Jany à la batterie (Blonde Amer, Jacques Dutronc), Yves Brusco (Trust) et Hervé Raynal (Attentat Rock, Face to Face) aux guitares et Frédéric Guillemet (Warning, Face to Face, Trust, Rondat, Hallyday!) à la basse. Ce curriculum se sent autant dans la composition que dans l'interprétation.


Franc et direct

Résumons: ils ont de la bouteille, ils grenouillent dans le circuit depuis un bail et ils ont décidé de monter un combo fun, mais qui assure comme pas deux. Si les "mélodies sucrées", le "post-conceptuel", le "dodécaphonisme expérimental", les "torrent de furie émo-indus dans une vallée de larmes gothiques" ou les stickers "n°1 aux USA" vous donnent envie de brûler un cierge à votre disquaire, laissez tomber le pinceau, cette échelle n'est pas pour vous.

J'ai cru, lors des premières écoutes, que Carton rouge était un album très immédiat, qui ne tiendrait pas la longueur. A tort. Après plusieurs écoutes successives, puis une bonne semaine avant les suivantes, je m'aperçois que je continue à prendre mon pied sans avoir l'impression de déjà tout connaître par coeur.

Pour les guitares, c'est simple: Boxer est aux six-cordes ce que Macao est au jeu, un enfer. Et boom le solo, et paf (non, pas le chien!) la série d'accords qui empoigne le refrain par la gorge, et vlan le break qui tue... A la basse, Frédéric Guillemet tient la baraque tout en ajoutant de la mélodie. Vincent Jany s'avère un vrai métron'homme, avec le punch et le feeling. Bruno Recrosio, lui, ne sombre pas dans la mode lyrique et officie dans le franc et direct.

Petite performance au passage: tous les refrains peuvent se retenir et se fredonner en cassant la tête de son chef de bureau. J'ai écouté Carton rouge pour la première fois il y a trois semaines, et il ne s'est pas passé un jour sans qu'un titre ou un autre ne vienne frapper à la porte de mon cortex (et oblige mon entourage à m'entendre casseroliser avec un sourire niais). Enfin, un clavier tape parfois l'incruste sans prévenir. Mais ne cherchez pas de new-wave. Gilles Villeroy doit passer ses nuits sous les doigts de Jon Lord (Deep Purple) plutôt que dans les bras de Morphée.

Du vécu, coco !

Au rayon cadeaux-bonus, signalons une reprise viagresque de Gaby (Alain Bashung), plutôt adaptée au style Boxer que revisitée. La cover d'un tube est souvent le point d'ancrage d'un album pour les néophyte. Là, c'est à mon avis le morceau le moins accrocheur... pour vous donner une idée de l'efficacité du reste. Norbert Krieff (Trust), chez qui la galette a en partie vu le jour, fait office d'hôte et d'invité.

La route du rock, titre le plus calme de l'album, soutenu par une guitare sèche, évoque façon "du vécu, coco" l'ordinaire du groupe qui s'en va conquérir les foules dans des salles paumées, mais qui y met toute sa foi (et tout son foie aussi). Boxer y fait preuve d'un sens de l'auto-dérision taillé dans le roc l'expérience.

Au total, Boxer se révèle kiffant comme un bon vieux Trust (forcément) ou Vulcain, et fait même penser aux $heriffs par moments, ou encore, pour sortir des références hexagonales, vous donne la patate d'un Status Quo, Motörhead, ou Iron Maiden des premières heures -sans parler, donc, d'AC/DC.

Aussi, même si je n'ai jamais vu Boxer attaquer les planches, je ne saurais trop vous conseiller de ne pas les rater s'ils passent à portée de vos moyens de transports. L'écoute de l'album laisse peu de doutes quant à leurs capacités à offrir leurs chansons au public comme autant de verres de l'amitié. Le Pif le chien live qui clôt les ébats est là pour le prouver. Lecteurs, tourneurs, programmateurs : à vous de jouer!

Site officiel : www.boxer-music.com

 
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Semaine du Lundi 15.09.2003

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