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Jazz à Juan 2007 ‑ Contrastes

Jazz à Juan 2007 - Contrastes

On a souvent reproché au festival de Juan-Les-Pins d'être conservateur face à d'autres villes qui proposent une vision plus large de la musique. Depuis quelques années, la programmation démontre qu'il n'est pas nécessaire d'aller chercher des artistes n'ayant rien à voir avec le jazz pour proposer un dépaysement d'un soir à l'autre. C'est ce que l'on a pu expérimenter trois soirs de suite avec trois poids lourds : Norah Jones, Keith Jarrett et Gilberto Gil (précédé d'un certain Richard Bona).

On ne la présente plus tant elle est devenue l'icône d'un jazz populaire et accessible. Même si on lui reproche souvent de ne faire que de la country, on ne peut nier que la belle était chez elle à dans la pinède, à l'aise comme sur sa terrasse en train de jouer avec des amis. Elle commence évidemment par « Come Away With Me » dans une ambiance cosy à souhait. Elle enchaîne ensuite avec des extraits de son dernier album sans oublier les incontournables de son répertoire. Pas de réelle surprise lors de ce concert à guichets fermés, juste la confirmation que cette jeune femme est d'ores et déjà une très grande interprète.


Le soir suivant est complètement différent. Lui n'a plus rien à prouver depuis longtemps et s'accorde tous les caprices d'une star. Il s'agit bien sûr de Keith Jarrett, accompagné de ses inséparables amis, Gary Peacock et Jack DeJohnette. Pas un bruit, pas un flash, juste une musique qui perce le silence et transcende le public. Si jamais la magie est perturbée par un cri, un appareil photo, le musicien s'en va. On a d'ailleurs frôlé la catastrophe lorsque le pianiste s'est levé après qu'un flash a crépité au premier rang. « La musique est un espace de création complètement différent de celui de l'image. Laissez chaque chose à sa place. Ne rendez pas le monde plus fou qu'il ne l'est déjà ». Après cette brève mise au point, Mr Jarrett reprend sa place et continue son concert, alternant standards et improvisations plus qu'inspirées. Un moment qui fut malgré tout magique.

Demain sera un autre jour… C'est le moins qu'on puisse dire. L'ambiance est redevenue très décontractée. Richard Bona se balade tout sourire dans les allées de la pinède avant d'aller jouer. Le concert débute avec tranquillement, les musiciens maîtrisant tellement leur sujet qu'aucun ne ressent le besoin de se mettre en avant. Le bassiste possède toujours une voix cristalline portée par une rythmique sans faille, toute en nuances. Le camerounais fait tout de même le show en chantant un morceau à l'aide d'une loop station (à la manière d'Anaïs), avec harmonies, rythme et mélodies. Le public est déjà conquis. Le set est un peu court, mais on se console en se disant qu'il sera peut-être en tête d'affiche l'année prochaine. Arrive ensuite un Gilberto Gil survolté, heureux d'être là. Les photos, enregistrements audio et vidéo sont autorisés, puisque le chanteur demande aux spectateurs de lui envoyer les traces du concert afin d'alimenter son blog. Le brésilien tient son concert de main de maître avec, il faut le reconnaître, un son très (voire trop) FM. Cela n'empêche pas un public assez frileux de finir debout, dansant et tapant des mains.

Trois concerts, trois ambiances uniques. Ces trois soirs mémorables témoignent de l'éclectisme d'un genre en constante mutation qui n'a besoin de personne pour se renouveler. Le public l'a d'ailleurs compris.


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Semaine du Lundi 30.07.2007

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