ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

RaismesFest 2007 (2) : Pain Of Salvation, Glenn Hughes

RaismesFest 2007 (2) : Pain Of Salvation, Glenn Hughes

Bien que placé sur l'affiche de la première journée du festival de Raismes 2007 avant Glenn Hughes, le groupe suédois Pain Of Salvation a peut-être livré le meilleur concert du week-end, avec classe, caractère, empathie, émotion, rage et délicatesse.

Difficile de faire entrer le combo de Daniel Gildenlow dans une case. Métal sans doute. Progressif aussi. Pop ou gothique parfois. Et des petits bouts, très courts, funky ou hip-hop. Mais toujours avec un côté décalé, qui n'hésite pas à plonger dans de longues compositions à tiroirs ou à s'amuser d'un gimmick rigolo et entraînant. Les ruptures rythmiques, nombreuses, ne nuisent pas à l'homogénéité d'un concert qui fait passer le public par toutes les couleurs.


Daniel Gildenlow, d'une superbe voix mélodique ou avec des grognements d'ours, appuyé par un light-show que je n'attendais pas sur un "petit" festival, semble passer sans arrêt d'une dimension à l'autre. Aux ambiances planantes ou petites mélodies des claviers répondent les coups de boutoirs de la section rythmique. Non, cela ne ressemble pas à Faith No More, ni à Marillion (ou alors en imaginant la période Fish en plus barrée), peut-être, très rapidement, à Tiamat pour certaines ambiances un peu gothiques et majestueuses, ou à Geoff Tate, de Queensrÿche, pour la voix.

Certes, cette musique peut être difficile à appréhender pour le néophyte. On ne se sent pourtant jamais totalement perdu. De plus en plus à l'aise à mesure que le show se déroule, Gildenlow interprète un titre assis contre la batterie, uniquement appuyé par le clavier, avant de venir plaisanter avec le public et de balancer sans prévenir une intro légère comme une division blindée traversant un entrepôt de porcelaine. Trois minutes plus tard, « Disco Queen » donne à plein dans le second degré… Quinze secondes de plus et la guitare a l'air de jouir… Des sons totalement space envahissent l'air… Chacun, sans doute, ressent un tel concert à sa façon. Mais ce fut indéniablement un grand plaisir, avec un grand artiste, en dehors des chemins tracés.

La star du jour, toutefois, est bel et bien le bassiste-chanteur Glenn Hughes, alias « The voice of rock », à la biographie longue comme une tentacule de poulpe, qui l'a notamment vu passer par Trapeze, Deep Purple (sur les albums « Burn », « Strombringer » et « Come Taste The Band ») et Black Sabbath (sur « Seventh Star »), sans compter des dizaines de collaborations et un paquet d'albums solos. Sauf que môssieur se la joue, justement, star. Genre : je suis une vedette, je le sais, mais ce n'est pas grave, je vous adore quand même et je suis modeste. Disons le tout net, c'est très énervant.

Pour la musique, rien d'extraordinaire non plus. D'accord, les extraits de Deep Purple comme "Mistreated" font plaisir à entendre, et le public est aux anges. D'accord, Glenn Hughes est un excellent frontman qui se bouge, sollicite la foule sans arrêt, communique beaucoup (pour parler de lui, souvent), voire bavarde, enchaîne les postures (jusqu'à la caricature). D'accord, il joue très bien de la basse (mise outrageusement en avant dans le mix) mais fallait-il nous infliger des démonstrations à rallonge de son doigté ? D'accord, il possède encore une voix qui atteint des notes évoquant un chat en rut à qui on aurait marché sur les queues, mais faut-il pour autant passer son temps à crier des "Yayayaaaaaaa" futiles ? D'accord il est heureux de revenir en France après si longtemps (une bonne partie du public n'était pas née lors de son précédent passage) mais faut-il le radoter en y ajoutant des platitudes comme "I feel something special in the air tonight", tel un Ozzy Osbourne cacochyme serinant à tous les concerts et à tous les publics qu'ils sont les meilleurs du monde ? D'accord il a sorti en 2006 un album (« Music for the divine ») et il en fait un peu la promo, mais ne pouvait-il se passer de l'évocation de son dernier best of, celui que, bien évidement, les fans se doivent d'avoir ? D'accord… j'ai un peu la dent dure… et il est temps de parler musique.

Le début du set est, sans surprise, orienté classic hard-rock. L'optimisme est de mise : le public a du répondant, le son est excellent, Glenn Hughes en fait des tonnes sans encore exagérer.  Mais rapidement, il nous présente à ses amours actuelles : le funk. Hé ! oui, Glenn Hughes est funky. Sans oublier le rock, tout de même. Et ça tombe bien car la température est devenue frisquette et on a une certaine envie de bouger. Or, les compos du sieur Hughes ne sont tout de même pas foudroyantes. Surtout quand s'y ajoutent solo de basse, puis solo de batterie, puis prolongement instrumental ponctué de "I need you baby" d'une vacuité totale. Et badaboum, l'ambiance qui était bien partie retombe.

Avouons tout de même que l'homme a du métier et se dépense sans compter pour reprendre en main un public qui, pas chien, se laisse faire malgré les discours qui entrecoupent les morceaux. Ah ! « It's freackin' emotion, people » (pas « fucking », hein, attention, il y a des enfants…). Parfois, l'envie me saisit de lui hurler : "Tais-toi et chante !" (je sais, c'est contradictoire). Et il faut du courage (ou avoir froid, ou se dire que, tout de même, on a Glenn Hughes devant soi) pour applaudir avec enthousiasme un « Don't let me bleed » qui n'en finit plus.

Encore un petit interlude pour annoncer son prochain album ("It's gonna be the funkiest album ever made", en toute modestie, bien entendu), et on quitte le répertoire personnel pour revenir à Deep Purple avec un « You Keep on Movin' » pas transcendant. Bref, ce n'est pas qu'on s'ennuie, mais un peu quand même (enfin, ma pomme, puisque le public, soyons honnêtes, a plutôt l'air d'apprécier et applaudit généreusement), jusqu'au rappel qui fait revigore le thermomètre avec « Soul Mover » (issu de l'album solo éponyme de 2005) et un « Burn » (Deep Purple) bien speed qui fait chanter les spectateurs et redonne un peu la patate.

Alors, Glenn Hughes, tête d'affiche, tête à claque ou star véritablement modeste qui a juste tendance à en faire nettement trop ? Ne prétendant pas posséder le maître étalon de la musique, ni juger une carrière indéniablement respectable, je me garde de trancher et fais ma tête de lard direction le dodo, car demain est un autre jour de festival (et encore un double article sur Amb pour la semaine prochaine).

Photos du festival de Raismes


Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 17.09.2007

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés