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RaismesFest 2007 (4) : After Forever, Amphitryon, Therion

RaismesFest 2007 (4) : After Forever, Amphitryon, Therion  

Difficile de prendre le relais après la leçon de maître Gotthard et Amphitryon en fait les frais. Il faut avouer que le groupe, tête d'affiche de la scène découverte de ce RaismesFest 2007, livre un concept totalement à l'opposé de la grande éclate.

Sur scène, deux jeunes filles en toge, dont une également flûtiste, appuient un groupe de death aux vocaux hurlés par un chant lyrique ou éthérée. Des samples planants viennent renforcer le propos qui alterne des passages tout en brutalité et d'autres dont on ne sait s'ils s'inspirent de musiques sacrées médiévales ou antiques. On pense un brin au groupe grec culte Septic Flesh, mais on est surtout un peu perdu, d'autant que les musiciens tirent la tronche et que les demoiselles demeurent impassibles, s'asseyant régulièrement sur des fauteuils quand elles ne chantent pas. Suis-je passé à côté ? Possible.


After Forever est un des leaders de la scène "female voices". Un heavy épique et "symphonique" qui partage les vocaux entre le chant grave et crié du guitariste Sander Gommans et celui, classique, de Floor Jansen. Celle-ci est d'ailleurs d'un niveau bien supérieur à celui des autres chanteuses du même style déjà vues lors du festival (Delain, Syrens Call, Seraphim).

Sa maîtrise des notes aigues et des modulations est indéniable, de même que les compositions, solides et aux mélodies de claviers bien senties. Résultat, une musique pas forcément foudroyante mais qui tient bien la route et dont le côté dramatique à moins l'air artificiel et pompier. Si je ne suis pas fana du genre, j'avoue que After Forever se montre convaincant et séduit largement le public. Le charme de Floor Jansen n'est peut-être pas étranger à ce succès...

Il faut ensuite s'armer de patience (et digérer un sandwich merguez qui pousserait Paul Bocuse à entamer une grève de la faim) pour apprécier Therion. Les organisateurs n'ont pas joué la facilité en plaçant le groupe aussi haut sur l'affiche, alors que, d'évidence, Gotthard ou After Forever auraient été des choix logiques d'un point de vue commercial. Saluons donc cette prise de risque, certainement calculée mais tout à leur honneur et qui a été fort bien récompensée.

Therion est le seul groupe à disposer un véritable décor de scène, évoquant un cimetière au bas d'une église. Le light-show est tout simplement somptueux. Le son, fort et clair, permet d'entendre distinctement tous les instruments, les samples ainsi que les quatre chanteurs : Thomas Vikstrom, Snowy Shaw, Lori Lewis et Katarina Lilja.

Créé il y a tout juste vingt ans par Christopher Johnsson, et auteur d'une grosse dizaine d'albums, dont « Gothic Kabbalah », sorti cette année, le groupe suédois occupe une place à part dans le métal. Mêlant le death et le heavy à des influences classiques et symphoniques (notamment Wagner), Therion fut l'une des premières formations (si ce n'est la première) à introduire un chant lyrique dans ses compositions (ce qui est devenu, on s'en est aperçu, une véritable mode, rarement pour le meilleur). Le combo possède donc une longueur d'avance sur ses concurrents en la matière. Puisant son inspiration dans les mythologies grecque ou sumérienne aussi bien que Scandinave, Therion se singularise par une musique ambitieuse, dramatique et sombre, quasi gothique par moments, et dont le niveau enterre, il faut bien le dire, tous les autres groupes à prétention lyrico-classique.

Le problème du combo est que la place de chanteur, outre qu'elle impose un certain sens du partage du travail, semble également instable : Vikstrom, dont le timbre rappelle par moment celui de Bruce Dickinson (Iron Maiden) vient de remplacer le chanteur “historique“ Mats Leven, à la voix plus grave, tandis que le très théâtral Snowy Shaw (ex-King Diamond, Notre Dame, Memento Mori…) a pris sa place fin 2006, Johnsonn souhaitant abandonner le chant. Quant au poste de chanteuse lyrique, il est aussi sujet à perturbations… Le show délivré par Therion n'en est pas moins de haute volée. Les parties purement métal et d'inspiration classique s'enchaînent parfaitement et l'on passe régulièrement de l'ombre à la lumière.

Tout à tour lourdes et aériennes, les compositions évitent le systématisme dans l'utilisation des voix lyriques que je reproche aux combos vus plus tôt. Chaque ligne semble trouver sa place naturel, les chanteurs se répondent, se complètent sans se marcher sur les pieds. Somptueux, oui ; pompeux, non.

La mise en scène, en revanche, est encore approximative (les chanteurs se retrouvant à tour de rôle derrière les grilles, si bien que le devant de la scène se trouve parfois un peu vide) et l'on sent que les huit artistes présents sur scène ne gèrent pas encore parfaitement leurs déplacements. Or, la musique de Therion se prêterait justement à un véritable spectacle. Peut-être faut-il voir là une volonté de mettre la musique en avant plutôt que le show. Les lumières, véritable spectacle à elles seules, sont pourtant intenses et féériques. Par ailleurs, les transitions entre les morceaux s'avèrent un rien longuettes.

Deux coupures de courant, vite réparées, ne suffisent pas à plomber le concert. Le public répond présent (bien qu'il commence à faire un froid de canard, la plupart des spectateurs restent jusqu'à la fin) et encourage le groupe, qui devrait un peu améliorer sa communication avec la foule (bizarre d'inciter à taper des mains d'un geste… puis de repartir en fond de scène comme si de rien n'était).

Therion livre ainsi une prestation assez grandise, pas parfaite sur tous les plans, mais qui ouvre un univers musical très personnel. L'incontournable « To Mega Therion », un titre épique au refrain et à la mélodie de claviers imparables, clôt en beauté le concert et le festival.

Le bilan de ces deux journées s'avère donc plus que positif. L'organisation a été quasi sans faute, la bonne ambiance ne s'est jamais démentie et, côté musique (on est tout de même venu dans le Nord pour cela), l'alternance de découvertes et d'artistes confirmés de stature internationale dans des styles variés a permis d'en prendre plein les esgourdes avec une très bonne qualité moyenne. Que demander de plus ? Ben, qu'ils nous remettent ça l'an prochain…

PS : salut et merci à Jean-Louis…

site du festival de Raismes


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Semaine du Lundi 24.09.2007

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