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Burning Heads : Taranto

Burning Heads : Taranto (Opposite Prod /Yelen Musiques)

Quel plaisir de chroniquer un Burning Heads! Et ce n’est pas cet album qui va refroidir mon attachement pour ce groupe, qui s’est construit avec passion et intégrité. Après un détour par le reggae, les Orléanais sont revenus au punk-hardcore. Mais sans concession aucune aux modes, que les BH ont de toute façon précédées. On ne s’amusera donc pas ici à tomber à bras raccourcis sur Offspring (qu’il est devenu tout aussi branché de casser gratuitement) et ses suiveurs. Simplement, il faut bien avouer que les Burning Heads se situent à un autre niveau, sans doute moins sautillant, mais plus profond. Taranto donne dans le péchu, mais bien loin d’une brutalité primaire.

Les paroles, en anglais, ne sont pas là pour faire tapisserie - elles se trouvent dans le livret. Si le premier titre, An 01, se veut prophétie d’espoir, on revient dès Globalize au constat sur le détournement de la politique au profit… des profits, sur la mondialisation à la sauce Wall Street plutôt qu’Attac, sur le totalitarisme médiatique, sur l’enfermement dans une vie prête à consommer, dévoreuse de temps et de personnalité.

Et après un Fuck L.P. ("My only way to stay safe/ Is to never spell your name") tendu au fasciste borgne hexagonal sur l’album Be One With The Flames(1998), Bush The Bush vise l’aveuglé président états-uniens: "Trading flesh for oil, you don’t give a damn. We don’t need your war and we’ll say it loud. Put this shit out of your face. Stop the madness before it’s too late. If Dad needs a war: smash his face! Put this smile out of your face; teach your dog not to bite." (Vendre de la chair contre du pétrole, tu n’en as rien à faire. Nous n’avons pas besoin de ta guerre et nous le clamerons haut et fort. Enlève la merde que tu as dans les yeux. Arrête cette folie avant qu’il ne soit trop tard. Si papa a besoin d’une guerre: éclate-lui la tête. Enlève ce sourire de ton visage, apprend à ton chien à ne pas mordre.).


Cela ne changera pas la face du monde, mais ça fait du bien et c’est toujours mieux que l’indifférence des tenants du "On n’y peut rien". Un état d’esprit typiquement hardcore, ce style ayant toujours tenu un discours engagé sur le plan politico-social. De la musique d’abord, certes, mais avec un appel aux consciences, car le plaisir n’empêche pas de réfléchir, chacun à son niveau. Mais cette démarche, il faut l’appliquer à soi-même. En se démerdant. Exactement comme les Burning Heads l’ont fait.

Formés en 1988, ils sortent un premier EP en 1991. Ils font sauter l’applaudimètre avec leur premier album (Burning Heads, 1993), qui reste d’une rare qualité pour une entrée en matière, tout en tripes et en intelligence. Avec en prime une reprise surcaféïné de Making Plans For Nigel, du groupe pop anglais XTC, qui donna lieu à de jolis pogos dans mon salon, certains soirs de fiestas.

Les BH confirment rapidement, affinant et affirmant leur style tout en restant directs et efficaces. Leur deuxième album, Dive, est produit par Jack Endino, qui a aussi collaboré avec rien moins que Nirvana. Ils continuent de tourner comme des malades, laissent des traces sur de multiples compilations. Résultat, ils gagnent un respect et une crédibilité exemplaires, en France comme à l’étranger. Considérés comme un des (le ?) chefs de file du hardcore mélodique européen, ils décrochent une (passagère) signature sur Epitaph Europe. Avec en prime une place sur le troisième volet de la célèbre compilation Punk-O-Rama, aux côtés de Bad Religion, Pennywise, NOFX, Down By Law ou encore Agnostic Front.

Plus anecdotique, mais tout aussi révélateur, Burning Heads est l’une des rares formations françaises en activité qui a droit à son entrée dans l’imposant Dictionnaire du Rock dirigé par Michka Assayas (ed. Bouquins/Robert Laffont). L’hommage est signé Christian Eudeline: "Entre Fugazi, Bad Religion et Hard-Ons, Burning Heads peut être fier du travail effectué."

C’est le moins que l’on puisse dire… mais pas autant de la partie vidéo de ce cd. Une plage propose une visite du studio troglodyte! Autopilot Off permet de voir le groupe descendre un village en skate et Dedication un peu de glisse à la montagne, mais n’apportent strictement rien. Sur la version live de Who Wants To Know, enregistrée à Catane (Sicile), son et images restent basiques. Et Tic Tac Toe se compose de plans, sans grand intérêt, pris en Italie.

Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, c’est encore un sans faute. Produit une nouvelle fois par Fred Norguet (Seven Hate, Sleepers, Spicy Box…), Taranto me semble parfois plus rock que par le passé. Bon, on n’en est quand même pas aux refrains à siffloter sous la douche. La hargne vindicative est toujours bien là. Avec le don de casser le tempo au milieu d’un titre emporté, pour accumuler une tension qui se trouve bientôt relâchée. On déniche ainsi des traces venues d’un autre monde. Le groupe est d’ailleurs affilié à un "punk-hardcore dub" pour l’Electro-punk Tour qui démarrera le 16 avril.

A l’image de la reprise qui le clôt, le Babylon’s Burning des Ruts, cet album sonne terriblement juste tant par ses paroles que son contenu musical. Comme un reflet de ces temps où le seul fabricant d’armes qui ne se frotte pas les mains est Jean-Luc Lagardère.

Le titre An 01 est téléchargeable sur www.burningheads.com

Prochains concerts : 05/04 à Sallanches (74), 10/04 à Angers, 11/04 à Saint-Pair-sur-Mer (76), 12/04 à Change (53).

Electro-punk Tour (Burning Heads, Unlogistic et Alif Sound System) : 16/04 à Oullins (69), 17/014 à Orléans, 18/04 à Niort, 19/04 à Grane (07), 20/04 à Riom (40), 21/04 à Angoulême, 22/04 à Annecy, 24/04 à Genève, 25/04 à Châlons-sur-Saône, 26/04 à Strasbourg, 27/04 à Pontoise, 30/04 à Besançon, 01/05 à Toulouse, 02/05 à Aubagne (13), 03/05 à Capdenac (12).
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Semaine du Lundi 07.04.2003

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